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Assurance chômage : les nouvelles pistes de l’exécutif pour la réforme

La ministre du Travail, Elisabeth Borne, rencontre lundi 25 janvier, des partenaires sociaux afin de poursuivre les négociations autour de la réforme du chômage, très contestée.

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Crédit : iStock

Malgré la pandémie qui dure, le gouvernement tente de reprendre le rythme des réformes. Lundi 25 janvier, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, reçoit toute la journée les partenaires sociaux afin de trouver « des pistes de convergence » sur la réforme de l’assurance chômage, rapporte franceinfo. C’est une copie revue et corrigée qui est présentée aujourd’hui aux dirigeants syndicaux et patronaux. L’exécutif va proposer deux concessions, selon des informations du Parisien. La première est un traitement spécial pour les jeunes.

En effet, la réforme initiale prévoyait de faire passer la période de travail nécessaire pour une indemnisation (durée d’affiliation) de 4 à 6 mois au cours des 24 derniers mois. Un scénario probable serait aujourd’hui de maintenir ces 4 mois pour les jeunes. Cette notion de « jeunes » reste toutefois à délimiter, a confié une source au Parisien

Le gouvernement va peut-être par ailleurs revoir la date de mise en œuvre des mesures prises dans le cadre de la réforme. L’exécutif reconnaît en effet que l’application d’une telle réforme en pleine crise sanitaire et économique n’est pas tenable. D’après le Parisien, le calendrier d’application pourrait ainsi être soumis à des indicateurs économiques « acceptables », tels que la croissance, le taux de chômage ou l’emploi. Une « clause de retour à bonne fortune » permettrait de déclencher automatiquement l’entrée en vigueur, a résumé une source gouvernementale auprès du quotidien. Ces critères feront également l’objet de discussions ce lundi.

Réforme reportée par deux fois

Initiée en juillet 2019 par le gouvernement Philippe, la réforme visait à réaliser 1 à 1,3 milliard d’euros d’économies par an, notamment en modifiant les règles d’indemnisation (conditions d’ouverture des droits durcies, modification du mode de calcul de l’indemnisation et dégressivité de l’allocation) et en taxant le recours abusif aux contrats courts par un système « bonus-malus » sur les cotisations de certaines entreprises. 

En effet, l’objectif de la réforme était aussi de réguler ces contrats très utilisés par certains secteurs professionnels, comme l’hôtellerie-restauration ou l’événementiel. Mais la crise sanitaire du Covid-19 a contraint le gouvernement à reporter son application, pour la seconde fois, au 1er avril.