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« Capital jeune » : Stanislas Guerini propose un prêt de 10.000 euros à taux zéro pour les jeunes

Le prêt sera remboursable sur trente ans avec obligation, à condition que le jeune ait les revenus nécessaires pour le faire.

contrat d'engagement jeunes
Crédit : iStock.

Entre précarité et anxiété, les jeunes sont touchés de plein fouet par la crise sanitaire. Dans un entretien au Monde, publié lundi 25 janvier, le délégué général de La République en marche, Stanislas Guerini, a proposé la mise en place d’un « Capital jeune ». Il s’agit d’un prêt de 10.000 euros « pour se lancer dans la vie », offert à tous les Français de 18 à 25 ans. « Il faut prendre en compte les lourdes conséquences de la crise sur notre jeunesse, que ce soit sur le plan psychologique ou social. Il est insupportable de voir des jeunes abandonner un projet d’avenir ou leurs études, de les voir baisser les bras », a-t-il déclaré.

Le délégué général ne veut pas en faire un cadeau empoisonné. Ainsi, ce montant sera remboursable sur « trente ans », avec un « taux zéro ». Plus encore, l’emprunt sera sans risque puisque le remboursement  sera obligatoire uniquement si le jeune a atteint un certain niveau de revenu qui pourrait être de 1.800 euros brut par mois. « Ce capital doit faciliter l’émancipation, que chacun puisse choisir sa vie. Un tel investissement social serait un message adressé à la nouvelle génération pour lui dire : “Ne baissez pas les bras, on croit en vous !“ Quand on veut réussir, il ne faut pas avoir peur d’échouer. » Plus de cinq millions de jeunes pourraient ainsi bénéficier de ce dispositif. 

500 millions d’euros par an

L’usage de cette somme ne sera pas conditionné, a également précisé Stanislas Guerini au Monde. « Il peut servir à payer des frais de scolarité pour faire des études, financer un logement étudiant, créer une entreprise ou simplement donner la possibilité à un jeune de se consacrer à 100% à ses études, sans avoir à travailler en parallèle. »

Le coût du Capital jeune est estimé à environ « 500 millions d’euros par an, tout en permettant d’apporter chaque année 2 à 3 milliards d’euros à une jeune génération, au moment où elle en a le plus besoin ». Stanislas Guerini souhaiterait mettre ce dispositif en place « dès que possible » et aura vocation à perdurer : « Ce n’est pas qu’un bouclier anticrise, mais un véritable outil d’émancipation. » Cette mesure a été soumise au président de la République et au gouvernement. Pour l’heure, aucun calendrier n’a été fixé.