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Le nombre de demandeurs d’emploi explose en 2020

Le nombre de chômeurs en catégorie A a augmenté de 265.400 inscrits, selon les chiffres publiés mercredi 27 janvier par la Dares.

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Crédit : iStock

Bilan négatif pour l’emploi en 2020, sous l’effet du Covid-19, mais amorti par le chômage partiel : l’année aura été marquée par une hausse du nombre de chômeurs de 7,5%, avec 265.400 inscrits supplémentaires au 4e trimestre 2020 par rapport au 4e trimestre 2019. En 2019, le chômage avait nettement baissé en France avec près de 121.000 demandeurs d’emploi sans activité en moins (-3,3%), la plus forte baisse depuis la crise de 2008. 

Un an plus tard, le Covid a changé la donne, malgré une forte baisse au 3e trimestre (-11%), puis une autre diminution plus légère au 4e (-2,7%) : le nombre de chômeurs en France (hors Mayotte) s’établit à 3,816 millions au dernier trimestre. Et en incluant les demandeurs d’emploi en activité réduite (catégorie B et C), le nombre de demandeurs d’emploi atteint 6 millions. 

Au 4e trimestre, pour la seule France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A diminue de 5,2% pour les moins de 25 ans (+8,9% sur un an), de 3,1% pour les 25-49 ans (+8,4% sur un an) et de 0,5% pour les 50 ans ou plus (+7,1% sur un an). Selon la Dares, sur ce trimestre la baisse du nombre de demandeurs d’emploi s’explique principalement par des sorties supérieures aux entrées, alors qu’au trimestre précédent c’était avant tout un effet de bascule vers les catégories B et C. 

Le chômage longue durée perdure 

Le chômage longue durée, lui, ne fléchit pas : au 4e trimestre 2020, le nombre moyen de demandeurs d’emploi inscrits en catégories A, B et C depuis un an ou plus augmente de 1,9% (+9,1% sur un an). 

Au chapitre des bonnes nouvelles, toutefois, le deuxième confinement n’a pas généré d’afflux à Pôle emploi. L’activité a été moins réduite que lors du premier confinement et le chômage partiel a joué son rôle de bouclier. En novembre, 3,1 millions de salariés ont ainsi été en chômage partiel et 2,4 millions en décembre, selon la Dares.

Mais la baisse du nombre de chômeurs au 4e trimestre et celle plus forte au 3e n’ont pas permis de rattraper la hausse historique au deuxième trimestre due au confinement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 (+815.500, soit +24,5%). 

A un peu plus d’un an de la prochaine élection présidentielle, le contexte reste très incertain, alors que l’épidémie ne faiblit pas et qu’un troisième confinement se fait de plus en plus menaçant. Jusqu’ici, les entreprises ont encore peu licencié, supprimant surtout les emplois en CDD ou en intérim. Mais le risque de faillites d’entreprises pèse. Selon une enquête de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) publiée mardi, les dirigeants de PME et TPE sont 54% à se déclarer « inquiets » quant à « la pérennité de leur entreprise ».