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Télétravail : le gouvernement met la pression sur les employeurs

Elisabeth Borne, la ministre du Travail, souhaite remobiliser les employeurs et les salariés, face à « l’érosion » du télétravail, au sortir du deuxième confinement. Quitte à sanctionner les entreprises.

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Crédit: iStock.

C’est un nouveau rappel à l’ordre. Le gouvernement encourage les entreprises à privilégier le télétravail et il n’hésite pas à mettre la pression sur les patrons. Jean Castex a annoncé vendredi 29 janvier que le « recours au télétravail serait renforcé », le Premier ministre écartant un reconfinement pour l’instant. A son tour, Elisabeth Borne, ministre du Travail, a précisé lors d’un déplacement dans le Pas-de-Calais mardi 2 février les actions de l’exécutif pour « conseiller les entreprises », et « le cas échéant, sanctionner ». En effet, les interventions de l’Inspection du travail seront renforcées, comme l’a évoqué lundi soir 1er février, en visioconférence, la ministre, aux partenaires sociaux. Selon les Echos, le secteur des banques et des assurances est visé par Elisabeth Borne, qui souhaite mettre la pression sur les entreprises.

Un rappel à l’ordre avait déjà été fait au début du deuxième confinement, à l’automne dernier. Il est encore possible de prévoir une journée de travail en présentiel par semaine. La ministre du Travail souhaite privilégier le dialogue social et tenir compte « des difficultés que certains salariés peuvent rencontrer ». Une étude Harris Interactive montre que 36% des actifs pouvant télétravailler sans problème ne l’ont pas fait la semaine du 18 au 24 janvier. Ils n’étaient que 30% entre le 2 et le 8 novembre. Par ailleurs, ceux qui télétravaillent à 100%  ne sont plus que 30% en janvier, contre 45% en novembre. Le protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés est applicable depuis le 7 janvier.

Le télétravail moins de deux jours par semaine

Selon une étude Ipsos, réalisée à la fin du mois de novembre pour Périal Asset Management, les Français veulent que le télétravail ne représente que moins de deux jours par semaine. Seuls 15% des sondés souhaitaient télétravailler quatre ou cinq jours par semaine. De plus, 82% des personnes interrogées disaient préférer le bureau à leur domicile, notamment pour mener à bien un projet d’équipe.