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Télétravail : certains salariés paieraient entre 13 et 174 euros par mois de charges

Selon une étude, le télétravail n’est pas forcément une aubaine pour les salariés, qui paient des frais supplémentaires d’électricité et de chauffage.

télétravail
Crédit: iStock.

Qui dit télétravail dit plus de charges à payer. En effet, le télétravail coûte parfois cher aux salariés, selon une étude de ConvictionsRH. Le cabinet de conseils en ressources humaines a décortiqué les frais engendrés par le télétravail et ils varient de 13 euros à 174 euros par mois, relève Le Parisien. Il s’agit des coûts de chauffage, d’électricité, d’eau… La fourchette basse est calculée pour un logement de 50 mètres carrés, chauffé au gaz et sans surcoût de repas. La fourchette haute prend en compte une habitation de 200 mètres carrés, chauffé à l’électrique et inclut les frais de repas et le café. Il faut noter que la connexion à internet (Wi-Fi), le téléphone et le loyer n’ont pas été pris en compte, puisque « beaucoup de salariés ont un forfait illimité », précise Marine Chabot, associée du cabinet, « sans dépense supplémentaire ».

Concernant le chauffage, le cabinet ConvictionsRH a estimé que le salarié le baissait quand il s’absentait, parfois fortement. « Nous nous sommes basés sur une utilisation de huit heures par jour, pour 20 jours de télétravail par mois », précise Marine Chabot. Le chauffage est l’un des postes les plus importants, avec des frais allant jusqu’à 48 euros pour 150 mètres carrés chauffés à l’aide du chauffage électrique, rappelle le quotidien. Quand le télétravailleur a des tickets-restaurants, car l’entreprise a l’obligation de les maintenir, les frais de repas n’ont pas été pris en compte. A ces frais s’ajoutent les fournitures et l’équipement matériel, notamment le matériel informatique. Cependant, le salarié fait aussi des économies sur les frais de transports, surtout si le remboursement de la carte transport est maintenu, ou encore les économies d’essence, soulève l’étude.

Autour d’une vingtaine d’euros en plus pour deux profils

Ainsi, plusieurs profils ont été étudiés par ConvictionsRH. Par exemple, Thomas, un webdesigner qui habite en région parisienne dans un logement de 100 mètres carrés, paie 20,80 euros par mois de frais courants (chauffage au gaz, électricité, eau, sans frais de repas), 2,05 euros de fournitures (stylos, imprimante, cahiers…). Il ne paie pas de frais de transports. En tout, la facture s’élève à 22,85 euros en plus par mois en télétravail. Thomas a, en plus, dû s’acheter du mobilier informatique (siège et casque) pour 74,98 euros, une seule fois. Autre cas présenté dans Le Parisien, Sophie, chargée de recrutement habitant dans un appartement de 50 mètres carrés à Paris. Elle paie 56,20 euros par mois pour le chauffage électrique, l’électricité, l’eau, le café (habituellement gratuit au bureau), et elle n’a pas de frais de repas puisqu’elle bénéficie de tickets restaurants. Il faut y ajouter 7,90 euros par mois de fournitures, mais y soustraire la moitié de sa carte mensuelle Navigo, soit 37,60 euros, économisés. Le surcoût du télétravail est donc, pour Sophie, de 26,50 euros par mois. En revanche, elle a dû acheter du matériel (bureau, siège, écran, imprimante) pour un montant de 279,92 euros.

L’accord national interprofessionnel (ANI) prévoit que l’entreprise décide ou non « de prendre en charge les dépenses qui sont engagées par le salarié pour les besoins de son activité professionnelle et dans l’intérêt de l’employeur ». L’accord a été signé en novembre dernier par le patronat et les syndicats, précise Le Parisien.