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Française des jeux : les mises en recul de 7% en 2020

Affecté par la fermeture de certains points de vente au premier semestre, le groupe accuse un recul annuel de ses mises plus important que prévu.

Affecté par la fermeture de certains points de vente au premier semestre, le groupe accuse un recul annuel de ses mises plus important que prévu.
ALLILI MOURAD/SIPA

Bilan mitigé, mais attendu, pour la Française des jeux (FDJ). Vendredi 12 février, le groupe a communiqué ses résultats pour l’année 2020, et les effets de l’épidémie de Covid-19 s’y font ressentir. Avec 16 milliards d’euros de mises sur l’ensemble de l’année, la Française des jeux enregistre un recul de 7% par rapport à 2019, contre les 6% initialement prévus. La faute, notamment, à la fermeture de certains points de vente, comme l’avance le groupe, qui ont empêché les fidèles de ses jeux de loterie et de ses paris sportifs de gager sur leur chance. 

« 2020 a été une année inédite et contrastée (…) La crise sanitaire a eu un fort impact sur notre activité, en particulier au premier semestre », précise la présidente directrice générale du groupe FDJ, Stéphane Pallez, dans un communiqué. Sur cette période, les mises ont ainsi observé un recul de 18%. Pour autant, la « bonne reprise enregistrée au second semestre » (+3% des mises), couplée à un renforcement de la stratégie digitale du groupe, a permis à la Française des jeux de dégager un chiffre d’affaires de 1,9 milliard d’euros et un bénéfice annuel net de 214 millions d’euros. 

Forte dynamique des mises digitales

Dans le détail, le Loto et l’Euromillions s’en sortent le mieux avec une croissance des mises de 6%, à 3,2 milliards d’euros. Les mises de jeux instantanées, quant à elles, ont souffert du premier confinement, avec une baisse de 6%, à 7,7 milliards d’euros. Au total, précise la Française des jeux dans son communiqué, « les mises de la loterie s’inscrivent en recul de 6%, à 12,7 milliards d’euros ». Les paris sportifs, de leur côté, ont limité la casse en contrebalançant le recul de 40% au premier semestre avec une croissance de 20% au second, soit un recul annuel de 10%. Enfin, portées par le contexte sanitaire, les mises digitales ont bondi : +40% de croissance annuelle.