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Chômage partiel : les taux actuels vont être prolongés en mars, annonce Elisabeth Borne

Le reste à charge de l’activité partielle reste à 15% pour les entreprises au mois de mars, a annoncé la ministre du Travail, mardi 16 février.

Conseil des ministres Credit:NICOLAS MESSYASZ/SIPA

C’est un soulagement pour les entreprises qui comptaient faire de nouveau appel à ce dispositif. Les règles d’indemnisation du chômage partiel n’évolueront pas le mois prochain. « On va prolonger au mois de mars les taux actuels d’activité partielle (…) pour répondre à l’incertitude sur la situation sanitaire », a déclaré Elisabeth Borne sur BFM Business, mardi 16 février. Le reste à charge des entreprises est donc maintenu à 15%.

Trois millions de salariés en novembre

« L’activité partielle a protégé près de neuf millions de salariés au printemps, et encore plus de trois millions au mois de novembre », a précisé la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. Face au maintien du couvre-feu à 18 heures et aux inquiétudes liées aux différents variants du Covid-19, la perspective d’une reprise économique reste incertaine.

Le gouvernement choisit donc de maintenir tel quel le dispositif d’aide aux entreprises : indemnisation du salarié à hauteur de 70% de son salaire brut et reste à charge de 15% pour les entreprises. Pour les secteurs les plus touchés par la crise sanitaire, comme le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, la culture ou l’événementiel, l’indemnité est versée à 100% par l’État.

7 000 entreprises utilisent les accords d’activité partielle de longue durée

Elisabeth Borne a par ailleurs souhaité passer un message aux entreprises : « signez des accords d’activité partielle de longue durée ». Ces derniers permettent de mettre en place un chômage partiel pour une durée pouvant aller jusqu’à deux ans. Le temps de travail horaire peut ainsi être réduit jusqu’à 40%. Il faut toutefois signer un accord collectif pour pouvoir mettre en place ces mécanismes. Le dispositif concerne 530 000 salariés, dans plus de 7 000 entreprises, selon la ministre.