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Chômage : une baisse à 8% au quatrième trimestre 2020 « en trompe-l’œil », selon l’Insee

Le chômage passe de 9,1% au troisième trimestre à 8% au dernier trimestre de l’année 2020, selon la dernière enquête de l’Insee.

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Crédit : iStock.

Au quatrième trimestre 2020, le chômage retrouve quasiment son niveau d’avant la crise sanitaire. À la fin de l’année, la part de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) dans la population française est de 8%, soit 1,1 point de baisse par rapport au trimestre précédent, selon les derniers chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), publiés mardi 16 février. Cependant, cette diminution relève en partie d’un « trompe-l’œil ».

« Repli des heures travaillées par emploi »

Le moindre chômage s’explique tout d’abord par un taux d’emploi en augmentation de 0,6 point. Toutes les catégories d’âge et de sexe sont concernées par cette baisse, néanmoins plus importante pour les jeunes. Chez les 15-24 ans, le chômage faiblit de 3,6 points, contre 1 point chez les 25-49 ans, et 0,4 point de moins chez les 50 ans et plus. Cependant, cette hausse du taux d’emploi est « à relativiser par le repli des heures travaillées par emploi ». En effet, en moyenne le nombre moyen de ces heures diminue de 1,3%.

Par ailleurs, le taux d’activité a baissé à la fois sur le trimestre et sur un an. Sur les trois derniers mois de 2020, cet indicateur se replie de 0,2 point. « En raison du deuxième confinement, entre le 30 octobre et le 15 décembre, un nombre important de personnes ont basculé vers l’inactivité, faute notamment de pouvoir réaliser des recherches actives d’emploi dans les conditions habituelles », explique ainsi l’Insee.

Le sous-emploi augmente

Un chômeur, au sens du BIT, est une personne de plus de 15 ans qui n’a pas d’emploi mais est disponible pour travailler pendant les deux semaines à venir et a cherché activement un emploi pendant les quatre semaines précédentes. Ces deux comportements ont été largement influencés par la situation sanitaire.

Un participant au marché du travail sur cinq, qu’il soit en activité ou en recherche d’emploi, « se trouve contraint dans son offre de travail, soit par l’absence d’emploi, soit en situation de sous-emploi. Sous l’effet notamment du chômage partiel, le sous-emploi croît, de 1,7 point, bien loin du pic de 20% observé lors du premier confinement. »