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Coronavirus : la moyenne des imprévus financiers des foyers a explosé de 88% en 2020

Près de 30% des foyers français ont été touchés par des dépenses imprévues en 2020.

imprévus
Crédit: iStock.

L’année 2020 a été marquée par une crise financière et sanitaire, des confinements, des fermetures pour certains secteurs. Face à ces difficultés, les Français se sont montrés particulièrement prudents et ont épargné en masse. Mais cela ne les a pas empêchés de se retrouver face à des dépenses inattendues. 29% des foyers ont dû y faire face l’année dernière, selon une enquête CSA Research pour Cofidis.

Les foyers les moins aisés sont les plus touchés

Pour les personnes touchées par ces aléas financiers, il a fallu faire face à, en moyenne, deux imprévus en 2020. Et ces derniers ont coûté bien plus cher : 3 624 euros, contre 1 926 euros en 2016, soit une augmentation de 88%. Il s’agit d’« un record », selon l’étude. Une somme d’autant plus importante que ces imprévus touchent principalement les foyers les moins aisés, comme les familles monoparentales, les personnes vivant avec moins de 1 000 euros par mois, les moins de 35 ans et les CSP-.

« Confinements et arrêts d’activité ont tiré les revenus des Français à la baisse, expliquant en partie cette flambée d’imprévus financiers », explique Cofidis. En effet, 19% des sondés affirment avoir dû faire face à une perte de revenus suite à une période de chômage partiel, 15% déplorent un arrêt total d’activité et 8% déclarent avoir perdu leur emploi.

62% ont puisé dans leur épargne

Les dépenses inattendues restent les mêmes en 2020, liées à des pannes de voiture (35%), d’appareils électroménagers (25%), à des travaux d’urgence dans l’habitation (25%) et à des aléas de santé (26%). Cependant, à ces frais habituels imprévisibles sont venues s’ajouter les conséquences de la crise sanitaire sur le budget des ménages. Comment les Français ont-ils réagi à ces imprévus importants ? 62% d’entre eux ont puisé dans leur épargne. D’autres ont choisi de réduire leurs dépenses et leur consommation. 19% ont, par ailleurs, opté pour un crédit à la consommation.