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Prêts participatifs : l’épargne des Français mise à contribution

Les prêts participatifs, distribués par les banques, serviront à alimenter un fonds d’aide aux PME et ETI pour leurs projets d’investissement.

assurance vie
Crédit: iStock.

Bercy mise sur le collectif pour aider les entreprises à sortir de la crise économique liée à l’épidémie de Covid-19. Dans cette démarche, l’épargne des Français jouera un rôle clef à travers le dispositif des prêts participatifs. Jeudi 4 mars, à l’occasion d’une conférence organisée au ministère de l’Industrie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire a annoncé avoir reçu « l’accord formel » de la Commission européenne pour la mise en œuvre de ce dispositif de soutien, inscrit au plan de relance. « Les prêts participatifs vont permettre aux entreprises, qui hésitent encore, de franchir le pas de l’investissement et donc contribuer à la création d’emplois », a expliqué le ministre de l’Économie.

Pour leur « redonner la possibilité de redémarrer vite et fort, et donc la possibilité d’investir », ce dispositif ciblant les PME et ETI s’appuie sur des prêts de long terme, assimilés à des financements en quasi-fonds propres, distribués par les réseaux bancaires, à partir de début avril. « Ils présenteront un différé d’amortissement de quatre ans et une maturité de huit ans », a précisé Bruno Le Maire. Les banques ayant accordé ces prêts participatifs en conserveront une partie à leur bilan, à hauteur de 10%, détaille Le Monde. Les 90 % restants seront ensuite cédés à un fonds, constitué par l’argent collecté auprès des compagnies d’assurance-vie, des fonds d’épargne salariale ou des fonds d’épargne retraite. À terme, l’objectif est ainsi de générer entre 10 et 20 milliards d’euros de quasi-fonds propres.

Des prêts participatifs pour tirer les entreprises vers le haut

Si la question du renforcement des fonds propres des entreprises n’est pas nouvelle, la crise sanitaire l’a toutefois exacerbée. « Beaucoup d’entreprises ont un fort potentiel de rebond après la crise, à condition de ne pas être tirées vers le bas par les charges financières. Les prêts participatifs peuvent les aider à embaucher, à investir le plus tôt possible dans la phase de reprise, sans alourdir leurs charges et sans déstabiliser leur gouvernance », a ainsi expliqué Benoît Coeuré, président du Comité de suivi et d’évaluation des mesures de soutien financier aux entreprises, lors de la table ronde qui a précédé l’intervention de Bruno Le Maire.