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Égalité homme-femme : 53 entreprises épinglées trois ans de suite

Si de plus en plus d’entreprises respectent l’obligation de publier leur index d’égalité professionnelle femmes/hommes, une cinquantaine d’entre elles obtiennent pour la troisième année une très mauvaise note.

Crédit: iStock.

Le bilan publié lundi 8 mars par le ministère du Travail est clair : des progrès concernant l’égalité homme-femme sont visibles dans les entreprises. De plus en plus d’entreprises respectent en effet l’obligation de publier leur index d’égalité professionnelle femmes/hommes. Néanmoins, une cinquantaine d’entre elles obtiennent pour la troisième année une très mauvaise note, comme le rapporte l’AFP. En dépit de la pandémie, le ministère détaille que « les entreprises sont au rendez-vous de l’index, signe que la démarche est rentrée dans les moeurs ».

La note concernant l’égalité homme-femme comprend cinq critères : l’écart de rémunération femmes-hommes (40 points), l’écart dans les augmentations annuelles (20 points), l’écart dans les promotions (15 points), les augmentations au retour de congé maternité (15 points) et enfin la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l’entreprise (10 points). 70% des entreprises de plus de 50 salariés ont publié leur note cette année, contre 59% l’année dernière.

Si la note moyenne progresse légèrement d’une année sur l’autre, de 84 à 85 sur 100, seules 2% des entreprises obtiennent la note de 100. Au total, 53 entreprises de 250 à 1 000 salariés enregistrent une note inférieure à 75 points pour la troisième année consécutive, ce qui les expose à des sanctions pouvant aller jusque 1% de la masse salariale, détaille l’AFP. Les augmentations au retour de congé maternité sont notamment à la traîne. Des mesures seront prises au cas par cas.

Les députés LREM souhaitent « accélérer » l’égalité économique. Lundi 8 mars, ils ont déposé, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, une proposition de loi visant à « accélérer l’égalité économique et professionnelle » entre les femmes et les hommes. « L’argent des femmes a souvent été considéré comme un revenu d’appoint, parfois un argent de poche. Il faut que toutes les femmes, quel que soit leur parcours, qu’elles aient ou non des enfants, puissent bénéficier d’une autonomie financière et prétendre à une égalité économique avec les hommes », pour leur bénéfice, mais aussi celui « de la société », a soutenu la députée Marie-Pierre Rixain auprès de l’AFP, présidente de la délégation aux droits des femmes à l’Assemblée, qui porte ce texte. La députée espère un examen du texte en mai pour une adoption avant la fin de l’année.