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Aides, sortie de crise, que va annoncer Jean Castex aux partenaires sociaux ?

Le Premier ministre réunit les représentants de huit syndicats pour sa troisième conférence du dialogue social, lundi 15 mars.
(AP Photo/Francois Mori)/XFM103/20186582437920//2007041815

Jean Castex souhaite « discuter de la sortie de crise » avec les partenaires sociaux. C’est ce que le Premier ministre a détaillé dans l’invitation envoyée à huit syndicats pour sa troisième conférence du dialogue social, qui a lieu lundi 15 mars, un an après la mise en place du premier confinement. La ministre du Travail, Elisabeth Borne sera présente, à distance, car elle a été testée positive au Covid-19.

Pour Matignon, l’enjeu de cette réunion est de développer une « méthode pour à la fois travailler sur les scénarios de levée de restrictions sanitaires » et « trouver le bon calendrier, le bon dosage », comme l’a expliqué le cabinet du Premier ministre à l’AFP vendredi. Pour les syndicats, il faut veiller à ne pas arrêter trop brutalement les aides qui soutiennent les entreprises et les salariés.

Une prime pour les travailleurs de deuxième ligne ?

Pendant cette conférence, il sera donc question des aides et de la transition vers l’après-crise. Certains sujets brûlants ne seront donc pas abordés comme la réforme de l’assurance-chômage ou la réforme des retraites. En revanche, Jean Castex pourrait annoncer la mise en place d’une prime à destination des travailleurs de deuxième ligne. Il s’agit de ceux qui sont particulièrement exposés au Covid-19, comme les commerçants, cassiers et caissières, les salariés du bâtiment, du transport ou les aides à domicile, par exemple.

D’après les informations du Parisien, cette aide serait calquée sur le modèle de la prime Macron, une prime jusqu’à 1 000 euros, versée pendant la crise des gilets jaunes. Quatre millions de salariés pourraient la recevoir, selon les calculs de la CFDT. Ce week-end, les contours de cette prime n’étaient pas encore précisés, mais le quotidien francilien avance qu’elle serait défiscalisée. « Rien n’est décidé. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a une vraie volonté de valoriser ces travailleurs », affirmaient ainsi des sources proches de Matignon.

Des arbitrages sur les aides à l’embauche des jeunes

Des arbitrages sont également attendus autour des aides à l’embauche des jeunes. Elisabeth Borne a détaillé les différents scénarios à l’étude, mardi dernier, expliquent Les Échos. Pour l’aide à l’embauche d’un jeune de moins de 26 ans en CDI, qui peut aller jusqu’à 4 000 euros, la ministre du Travail propose soit une prolongation jusqu’à mai, avec une aide limitée à 1,6 SMIC contre 2 SMIC actuellement, soit jusqu’à fin octobre, avec limitation à 1,6 SMIC à partir du 1er juin. La première option reviendrait à 150 millions d’euros pour l’État, contre 700 millions pour la deuxième.

S’agissant de l’aide pour les alternants et apprentis, de 5 000 ou 8 000 euros, Elisabeth Borne a évoqué une prolongation jusqu’à la fin du mois de mai pour une facture de 70 millions ou un allongement jusqu’à fin décembre avec une prime réduite, pour 1,7 milliard d’euros. Pour le dispositif de chômage partiel, la ministre a déjà annoncé la prolongation d’un mois, jusqu’à fin avril. Mais Jean Castex souhaite mettre l’accent sur l’activité partielle de longue durée, peu utilisée par les entreprises.