Se connecter S’abonner

Immobilier : les Français prêts à s’éloigner de leur lieu de travail

Avec la pérennisation du télétravail, beaucoup d’acquéreurs envisagent (plus que jamais !) de s’éloigner des bassins d’emplois pour gagner en qualité de vie, selon une étude réalisée pour Liberkeys.

Quitter Paris ou le cœur des agglomérations pour acquérir un logement plus grand, avec espace extérieur et/ou moins cher. Depuis le début de la pandémie, c’est devenu le nouveau Graal de beaucoup de citadins. En particulier pour ceux qui ont mal vécu le premier confinement, synonyme d’enfermement dans des appartements exigus et sans balcon, en particulier dans la capitale. Mais aucune enquête n’avait mesuré précisément la persistance de ce changement de mentalité chez les acquéreurs potentiels. C’est désormais chose faite avec le sondage Poll&Roll réalisé, pour l’agence digitale Liberkeys, auprès d’individus actifs d’horizons variés, que ce soit en termes géographique, de tranche d’âge ou de profil socio-professionnel.

L’éloignement, une contrainte acceptée par une majorité d’actifs 

Conclusion principale de cette étude : les Français, même ceux qui ne sont pas intégralement en télétravail, sont toujours très majoritairement disposés à rallonger leur temps de trajet vers le leur lieu de travail. Et ce afin de combler leur aspiration principale du moment, à savoir gagner en qualité de vie. Pour 51% d’entre eux, ils se déclarent prêts à ajouter 30 minutes de temps de transport supplémentaire par jour pour obtenir le logement de leur rêve. Et, 21% d’entre eux concèderaient jusqu’à 1 heures et plus. Quant à ceux qui écartent cette idée, ils ne sont que 28%.

Bref, le changement de priorité de nos concitoyens en faveur du confort de leur logement – et au détriment de la centralité de l’emplacement – se confirme en ce début d’année, en lien avec les nouveaux modes d’organisation des entreprises. Thomas Venturini, co-fondateur de Liberkeys, abonde en ce sens : « Alors qu’à l’issue du premier confinement de multiples enquêtes et sondages révélaient une forte envie des Français de quitter les grandes villes pour vivre dans des logements plus grands ou plus proches de la nature, la généralisation du télétravail qui perdure jusqu’à aujourd’hui n’en a pas moins amoindri cette envie ».

Le télétravail, clé de ce nouveau paradigme

Mais du rêve à la réalité, il y a parfois un monde. D’autant que l’incertitude règne sur l’avenir des modes de travail à distance, hormis dans quelques grands groupes et entreprises de technologie qui ont commencé à l’entériner, de façon à désemplir les bureaux. « La pérennité du télétravail conditionnera clairement la mise en œuvre de ces projets d’éloignement », rapporte Thomas Venturini. Dans l’étude publiée ce jour, près d’un quart des personnes interrogées déclarent avoir besoin d’un jour ou deux de télétravail par semaine pour s’éloigner de son lieu de travail, tandis que 26% d’entre eux estiment nécessaires trois à cinq jours de télétravail. Des pourcentages qui sont d’ailleurs sensiblement supérieurs en région parisienne où ils sont 45% à déclarer avoir besoin entre trois et cinq jours de télétravail pour changer d’environnement tandis que, dans le Nord-Ouest, cette proportion tombe à 12%.

Un bureau à la maison, une motivation importante

Dernière conclusion importante de l’étude Poll&Roll pour Liberkeys, le télétravail a fait naître chez les Français un besoin de confort supplémentaire afin de pouvoir travailler dans de bonnes conditions chez soi. En ce sens, cette étude révèle que pour 57% d’entre eux, avoir la possibilité de disposer d’un bureau chez eux est désormais un critère déterminant dans le choix d’un logement. Une recherche qui attise déjà la demande immobilière pour les grandes surfaces en périphérie des grandes villes, notamment les maisons.

Bien sûr, ces réponses sont le fruit des circonstances, alors que la pandémie conditionne les projets immobiliers. Mais nul doute que ces envies seront toujours bien présentes dans la réalité post-crise sanitaire, quand bien même le travail présentiel reprendrait ses droits.