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Intéressement et participation des salariés : la crise aura un impact

La crise sanitaire pourrait faire baisser l’intéressement et la participation des salariés.

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Crédit: iStock.

Les entreprises ont engrangé moins de profits en 2020. Selon toute logique, « les montants de l’intéressement et de la participation vont baisser », analyse François Perret, directeur général de Pacte PME, dans Les Echos mercredi 31 mars. Au titre de 2018, 19,4 milliards d’euros ont été distribués aux salariés par les entreprises françaises, par le moyen d’un dispositif d’intéressement, de participation ou encore par le biais de l’épargne salariale. En moyenne, le montant de la prime d’intéressement a atteint 1.888 euros, et la prime de participation, 1.430 euros, selon les chiffres du ministère du Travail relayés par le quotidien. Mais cette année, les résultats devraient être plus faibles.

Selon François Perret, « les bénéfices des sociétés du CAC 40 ont été divisés par deux en 2020. Or, les grands groupes sont majeurs dans le versement de la participation et de l’intéressement aux salariés français ». Ce dernier est chargé par le gouvernement d’une mission de promotion des deux dispositifs dans les PME, précise Les Echos. Autre facteur inquiétant, les écarts de versement entre les différents secteurs de l’économie : certaines PME ont bien tourné l’an dernier, comme dans la santé et le numérique, tandis que d’autres ont été durement fragilisées. L’absentéisme des salariés est aussi à prendre en compte, entre les arrêts maladie et le chômage partiel.

Clause de retour à meilleure fortune

La reconduction de la « prime Macron » risque aussi d’ajouter de la confusion, « à l’heure où le gouvernement essaie de démocratiser l’épargne salariale », explique François Perret, qui recommande un meilleur accompagnement des PME de moins de 50 salariés, précisent nos confrères. En effet, elles sont encore peu à avoir signé des accords d’intéressement et de participation. Pour redonner une dynamique à ces épargnes, il faut aussi que l’activité économique reprenne. Il pourrait aussi y avoir, dans les accords de performance collective, une clause de retour à meilleure fortune. « L’entreprise pourrait s’engager, en cas de retour de l’activité à un certain niveau, à ce que les salariés touchent les fruits de cette croissance retrouvée », avance le directeur général de Pacte PME.