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Entreprises : vers un aménagement du télétravail pour les femmes enceintes ?

La députée LREM Céline Calvez a déposé un amendement pour faciliter le télétravail douze semaines avant le congé maternité, estimant qu’ »un des rares avantages » de la crise sanitaire est d’avoir montré les « effets bénéfiques » du télétravail durant la grossesse.

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Crédit: iStock.

Mercredi 5 mai, lors de l’examen d’une proposition de loi consacrée à « l’égalité économique et professionnelle », les députés ont donné leur aval à un amendement pour que les femmes enceintes puissent bénéficier plus facilement du télétravail au dernier trimestre de grossesse. Selon l’AFP, reprise par nos confrères du Parisien, la mesure, portée par Céline Calvez (LREM), devra néanmoins être confirmée en séance.

Des réserves ont été émises par la rapporteure de la proposition de loi Marie-Pierre Rixain, favorable à l’objectif de l’amendement, mais qui a demandé son retrait. Elle estime qu’il est « déjà possible » pour les femmes enceintes de faire du télétravail et qu’il est « délicat » de « bouleverser » sans concertation avec les syndicats « les équilibres » de l’accord national interprofessionnel sur le télétravail scellé le 26 novembre dernier. Certains élus ont souligné que la pratique du télétravail relevait de la négociation entre employeurs et salariés et non de la loi.

Accélérer l’égalité économique et professionnelle

L’amendement de Céline Calvez propose qu’une salariée qui le souhaite « puisse bénéficier du télétravail » dans les « douze semaines » précédant son congé maternité, « sous réserve » que ses missions puissent être « exécutées hors des locaux de l’employeur ».

Selon la députée des Hauts-de-Seine, « un des rares avantages » de la crise sanitaire est d’avoir montré les « effets bénéfiques » du télétravail durant la grossesse, avec moins « d’épuisement » et une baisse du nombre de prématurés. Au-delà de ce débat, la proposition de loi vise à « accélérer l’égalité économique et professionnelle ».

La députée souhaite également « promouvoir activement la présence de femmes aux postes à responsabilité », avec parmi les outils la nécessité pour les entreprises de plus de 1.000 salariés de publier chaque année « une photographie genrée des 10% de postes à plus forte responsabilité en leur sein », afin d’atteindre une proportion minimale de 30% des femmes d’ici cinq ans et 40% dans huit ans.