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Crise économique : l’Ile-de-France a particulièrement souffert lors du premier confinement

Le premier confinement du printemps 2020 a particulièrement affecté l’activité économique de la région Ile-de-France selon un rapport de l’Insee.

encadrement des loyers
Crédit : iStock.

Toutes les régions ont été touchées par une baisse de leur activité économique entre mars et mai 2020. Mais l’Ile-de-France est le territoire le plus touché, avec une chute de 19 % selon l’Insee, contre -15% pour le reste de la France. Cette baisse dans la région francilienne concerne aussi bien les petites sociétés que les plus grandes, rapporte l’Institut dans un rapport publié le 11 mai. Ainsi, près de quatre entreprises sur dix (38%) ont enregistré une perte de chiffre d’affaires supérieure à 50%, alors que cela concerne 33% des sociétés dans d’autres régions de l’Hexagone. Seulement un peu moins de 6% ont connu un développement de leur activité, contre 8% ailleurs en France.

La raison de cette baisse d’activité plus importante en Ile-de-France s’explique par les difficultés rencontrées dans l’industrie, particulièrement dans le secteur de l’automobile et de l’aéronautique, selon l’Insee. La fermeture des frontières a entraîné une baisse des exportations et le chiffre d’affaires de l’industrie francilienne a baissé de 19% au premier semestre 2020, quand il a baissé de 15% ailleurs. Autre secteur qui a souffert, celui des transports, notamment collectifs, ou encore aériens, avec un effondrement du trafic aérien international de 23% en Ile-de-France contre 16% dans les autres régions.

Plus de télétravail en Ile-de-France

La région francilienne est aussi la plus affectée par la baisse du tourisme : sur la même période, l’hébergement y a connu une baisse de 55% des activités, contre 37% dans le Sud-Ouest, relève l’Insee. La restauration francilienne a affiché une chute de 39%, contre 33% dans le Sud-Ouest. Enfin, la reprise de l’activité a été plus timide en Ile-de-France l’an dernier après le premier confinement.

L’Insee, qui a étudié l’impact du premier confinement sur les sociétés, a aussi identifié le fait que les entreprises franciliennes ont privilégié le télétravail par rapport aux autres, soit 24% des salariés concernés, contre une moyenne de 14% en France, au contraire du travail sur site, soit 22% des salariés franciliens, contre 29% des autres. Ce constat concerne tous les secteurs d’activité.