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Emploi : succès du plan pour l’embauche des jeunes

L’aide à l’embauche des jeunes (AEJ) a rencontré du succès avec une augmentation moyenne de 8% du nombre d’embauches entre août 2020 et février 2021 selon le Conseil d’analyse économique (CAE) le 12 mai.

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Crédit : iStock.

C’est une des priorités du gouvernement, encore plus depuis la crise sanitaire : l’emploi des jeunes. Une première évaluation a été réalisée par le Conseil d’analyse économique (CAE), qui a rendu ses conclusions le mercredi 12 mai. Le plan « un jeune, une solution » mis en place est un succès : l’aide à l’embauche des jeunes (AEJ) a généré une augmentation moyenne d’environ 8% du nombre d’embauches, entre août 2020 et février 2021. Ainsi, « l’impact est positif, robuste et statistiquement significatif », écrivent les auteurs du focus. Le montant de cette prime est de 4.000 euros maximum pour l’embauche d’un jeune de moins de 26 ans. Pour s’assurer de la pérennité de l’emploi, elle est versée à raison de 1.000 euros tous les trois mois à l’entreprise.

L’AEJ avait été initialement réservée aux nouvelles embauches en CDI, CDI intérimaire, ou CDD d’au moins trois mois, dont le salaire était inférieur à deux fois le SMIC, entre le 1er août 2020 et le 1er mars 2021. Prolongée entre le 1er avril et le 31 mai 2021, elle concerne les embauches pour un salaire inférieur à 1,6 fois le SMIC. Il faut toutefois préciser qu’elle ne concerne pas les jeunes salariés placés en chômage partiel et qu’elle n’est pas cumulable avec les autres dispositifs d’aide à l’emploi des jeunes.

Maintenir cette prime après la crise ?

Ce sont surtout les secteurs touchés par la crise qui ont bénéficié de ce dispositif, soit les hôtels, cafés, restaurants et le secteur des arts. Une fois la crise sanitaire terminée, plusieurs pistes sont proposées par le CAE au gouvernement s’il souhaite maintenir cette prime à l’embauche : elle pourrait, dans ce nouveau contexte, « inclure les renouvellements de contrats ; être étendue au‐delà de 26 ans (sur un montant forfaitaire cependant inférieur de l’ordre de 2.000 euros contre 4.000 euros pour les moins de 26 ans), afin d’éviter les effets de seuil et de substitution ; être réservée aux secteurs qui ont été les plus touchés par la crise et qui pâtiront, au moins dans un premier temps, de restrictions diminuant la productivité des salariés », comme la restauration, conclut le focus du Conseil.