Se connecter S’abonner

Des NFT mis aux enchères pour la première fois en France

Inspirée par les montants records atteints dans les salles de ventes américaines et britanniques, une étude de Bar-le-Duc a mis aux enchères 31 NFT.

Russie

Les NFT font leur entrée dans les salles de ventes aux enchères françaises. Depuis plusieurs mois, les ventes de ces certificats d’authenticités sous forme de jetons non fongibles, ou « non-fungible tokens », atteignent des sommets outre-Manche et outre-Atlantique. Réputés inviolables, ils permettent à l’acheteur d’un objet numérique (dessin, animation, vidéo, photo, musique) d’être certain d’en être le propriétaire. Actuellement, le marché de ces œuvres numériques génère quotidiennement plus de 10 millions de dollars de transactions sur des plateformes numériques comme Nifty Gateway ou OpenSea.

En mars dernier, notamment, le NFT de l’artiste Beeple, intitulé Everydays: The First 5000 days et composée d’une série de 5 000 images numériques, s’est vendu pour 69,3 millions de dollars chez Christie’s. Un record qui a convaincu Cappelaere & Prunaux, une petite étude implantée à Bar-le-Duc, dans l’est de la France, de franchir le pas. « On ne l’a pas fait pour être les premiers. Ce qui est important, c’est le fait qu’on puisse vendre des oeuvres virtuelles, on y travaille depuis le mois d’août », a expliqué à l’AFP Régis Cappelaere, l’un des dirigeants de l’étude, qui reconnaît toutefois ne pas savoir si l’engouement sera de même ampleur en France.

Les NFT, un « pont » avec le marché de l’art

De fait, les estimations des 31 lots mis en vente dimanche par Cappelaere & Prunaux, qui vont d’une interprétation digitale de Goldorak au Phonautograph, NFT du premier enregistrement de voix humaine (Au clair de la lune, en 1860), sont loin des records. La plupart de ces œuvres émanent d’un collectif appelé New French Touch, qui se présente comme une équipe « d’artistes, de spécialistes de la blockchain, de traders, de galeristes et de financiers, ayant tous acté l’intérêt de faire naître un art digital qui soit un pont et non une rupture avec le marché de l’art physique ».

Comme Nickel Wire Spool, qui représente une bobine de fil de nickel, estimé entre 300.000 et 400.000 euros. « Une fois le NFT acheté en salle des ventes, nous remettrons à l’acheteur la vraie bobine de fil de nickel, d’une valeur de 1.700.000 euros », précise le site de la vente, qui sera retransmise sur Drouot Live.