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Economie : le gouvernement baisse le montant de l’enveloppe octroyée aux entreprises stratégiques comme Air France

Bercy a prévu de réduire les montants alloués aux entreprises stratégiques qui se retrouvent en difficulté en raison de la crise sanitaire.

niches fiscales
Crédits: iStock.

L’enveloppe prévue pour les entreprises stratégiques frappées par la crise sanitaire va baisser. Le gouvernement a présenté un projet de décret d’avance qui prévoit de prélever plus de 7 milliards d’euros du budget de l’Agence des participations de l’Etat (APE) pour alimenter les aides d’urgence comme le fonds de solidarité, selon Les Echos le 16 mai. Ainsi, l’APE ne disposera plus que de 3,9 milliards d’euros pour aider ces entreprises, mais cela devrait être « suffisant pour la période qui s’ouvre », a estimé Olivier Dussopt, ministre chargé des Comptes publics, devant la commission des Finances du Sénat, le 11 mai dernier. Les besoins de cette année seraient « plus faibles qu’anticipé du fait de meilleure performance de notre tissu économique », a expliqué le ministre.

L’an dernier, le gouvernement s’est donné les moyens de renforcer le capital des grandes entreprises rapidement, comme Air France ou encore la SNCF. Il a donc développé un programme de « renforcement exceptionnel des participations financières de l’Etat dans le cadre de la crise sanitaire », rapporte le quotidien économique, doté de 20 milliards d’euros et adopté lors du deuxième budget rectificatif de 2020. Une vingtaine de groupe répondaient au critère : être sous-capitalisé, faire partie d’un secteur avec un enjeu de souveraineté ou pouvant entraîner des faillites en chaîne. La grande distribution est sortie de la liste prioritaire selon nos confrères.

Reprise d’activité « moins précoce que prévu »

Ainsi, plusieurs grandes entreprises françaises stratégiques n’ont pas eu besoin de voir leurs fonds propres renforcés en raison « de conditions très favorables d’accès au crédit », précise le projet de décret d’avance, « grâce aux mécanismes de soutien mis en place par le gouvernement (prêt garanti par l’Etat) ainsi qu’à l’action des marchés financiers (dispositif exceptionnel d’achat d’actifs de la Banque centrale européenne) ». Le texte prévoit toutefois « une intervention de l’Etat » en raison « des niveaux accrus d’endettement moyen des entreprises » et d’une reprise d’activité « moins précoce que prévu ».