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Accélération de l’activité du secteur privé en France en mai

L’activité du secteur privé en France a enregistré son deuxième mois de croissance consécutif en mai et s’est même accélérée avec l’allègement des restrictions sanitaires, alors que s’accentuent des tensions sur les approvisionnements et l’emploi, selon une estimation publiée vendredi par le cabinet IHS Markit.

défaillances

L’indice Flash composite de l’activité globale s’est redressé à 57 points, après 51,6 en avril, selon les données recueillies auprès d’un panel d’entreprises. Un indice supérieur à 50 marque une expansion de l’activité, tandis qu’un indice inférieur à 50 témoigne d’une contraction. La croissance observée en mai est « très proche » de celle observée en juillet 2020 à la sortie du premier confinement, souligne IHS Markit, qui note par exemple que le volume des nouvelles affaires a connu sa plus forte progression depuis plus de trois ans.

« Cette accélération de la croissance économique française a été menée par le secteur des services », explique Trevor Balchin, économiste chez IHS Markit, cité dans le communiqué. Du côté de l’industrie, si le secteur manufacturier continue globalement de progresser, la production manufacturière a de nouveau été ralentie par les pénuries de matières premières et les retards de livraison.

Doutes sur la performance des fournisseurs

La vive reprise économique mondiale après plus d’un an de crise sanitaire crée en effet de fortes tensions d’approvisionnements pour de nombreux secteurs. En mai, en France, le jugement des dirigeants d’entreprises interrogés sur la performance de leurs fournisseurs tombe ainsi à son plus bas niveau depuis plus de dix ans.

Ces tensions apparaissent aussi dans la hausse des prix payés par les entreprises auprès de leurs fournisseurs. Des inquiétudes montent aussi dans les services, où « les dernières données de l’enquête semblent également indiquer des difficultés de recrutement », affirme Trevor Balchin. Ainsi, le volume de travail en attente a fortement progressé en mai dans le secteur manufacturier, comme dans les services.

Malgré tout, les entreprises se disent toujours confiantes sur la hausse à venir de leur activité dans les douze prochains mois. Leur niveau d’optimisme s’est redressé en mai à son plus haut niveau depuis le début de la collecte des données pour cette variable en 2012.

Dans le secteur des services en particulier, la confiance a atteint son plus haut niveau depuis vingt ans.