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Mini-crédits : le gouvernement veut renforcer l’information des consommateurs

Alors que les mini-crédits aux taux d’intérêts très élevés se multiplient en France, les autorités mettent en garde les consommateurs.

Mini-crédits
iStock

Avec la crise sanitaire et économique, de plus en plus de consommateurs ont recours aux mini-crédits. Bling, Lydia, Floa Bank… Les plateformes proposant cette forme d’emprunt se multiplient. En quelques clics, elles permettent d’obtenir jusqu’à 1.000 euros. Mais attention si les sommes empruntées sont peu élevées, il faut cependant les rembourser en trois mois maximum avec des taux d’intérêts pouvant aller jusqu’à 20%. Selon une information du Parisien, ces mini-crédits suscitent l’intérêt du ministère de l’Economie qui souhaite renforcer l’information des consommateurs.  

« Leur encadrement est au cœur de la révision de la directive européenne sur les crédits à la consommation, qui va rendre sa copie au début de l’été car ceux qui souscrivent ce type de crédit n’ont pas une connaissance parfaite de leur coût total », affirme Bercy dans le quotidien. La France « défend un renforcement de la législation sur les mini-crédits, dont le modèle s’est construit au cœur d’une brèche juridique et a attiré plein de nouveaux acteurs », précise le ministère. Cette brèche concerne la durée de remboursement, de moins de trois mois, et qui permet donc au dispositif de ne pas être soumis à la loi Lagarde. Cette loi du 1er juillet 2020 encadre le crédit à la consommation. Les mini-crédits échappent donc à la réglementation.  

L’UFC-Que Choisir porte plainte

Face à cette situation, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) tire aussi la sonnette d’alarme en soulignant que « tous les acteurs ne présentent pas clairement les taux d’intérêts ». Fin avril, l’UFC-Que Choisir avait annoncé déposer plainte auprès du procureur de la République de Paris contre trois organismes pour pratiques commerciales trompeuses concernant leurs offres de micro-crédits. Dans un communiqué, publié le 29 avril dernier, l’association de consommateurs accusait ces établissements de dissimuler « des taux d’intérêt réels jusqu’à cent fois supérieurs au taux d’usure ».  

De leur côté, certaines sociétés comme Lydia qui souhaite augmenter son activité dans les mini-crédits les prochaines années se défendent dans Le Parisien. « Les taux d’intérêt figurent sur le site internet », affirme Cyril Chiche, le cofondateur de Lydia. Une centaine de prêts est accordée chaque jour par l’entreprise.