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Entreprises : un nouveau budget pour prolonger les aides

Le gouvernement a adopté, mercredi 2 juin, un budget rectificatif de 15,5 milliards d’euros pour renflouer les aides aux entreprises en 2021.

absentéisme

Bonne nouvelle pour les entreprises qui peinent à relancer leurs activités, après plus d’un an de crise sanitaire. Mercredi 2 juin, le gouvernement a adopté en Conseil des ministres un budget rectificatif pour 2021, dans le but de prolonger les aides aux entreprises. L’essentiel de ces dépenses, soit 15,5 milliards d’euros, viendra ainsi renflouer les soutiens d’urgence, avec notamment 6,4 milliards d’euros pour l’activité partielle, 3,4 milliards d’euros pour le fonds de solidarité et 4 milliards pour la compensation des exonérations de charges.

« Nous sommes arrivés à ce moment de la sortie du ‘quoi qu’il en coûte’, mais nous le faisons progressivement », avait à ce titre assuré le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire la semaine dernière, sur France Inter. En écho, le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, a défendu mardi la mesure devant les députés : « C’est de l’argent public, beaucoup d’argent public, que la France consacre à aider à sortir de la crise les entreprises et les Français. » Ces aides sont toutefois appelées à se réduire progressivement à mesure de l’amélioration attendue sur le front sanitaire, et leurs critères d’attribution vont ainsi peu à peu se durcir.

Les effets du prolongement des aides aux entreprises

Outre ces aides d’urgence, le texte apportera aussi des moyens pour le fonds de transition dédié aux besoins de financement des entreprises, et entérinera la prolongation de l’accès aux prêts garantis par l’Etat (PGE) jusqu’à la fin de l’année. Conséquence de ces nouvelles dépenses, le texte, qui sera examiné à partir du 11 juin à l’Assemblée, inclut également l’aggravation des prévisions de déficit public et de dette. Le premier est désormais attendu à 9,4 % du PIB, contre 8,5 % prévus précédemment, et 9,2 % enregistrés en 2020. La dette devrait, elle, grimper à 117,2 % du PIB, contre près de 122 % attendus auparavant, et les 115,1 % atteints l’an dernier. En revanche, le gouvernement a confirmé sa dernière prévision de croissance de 5 %. Une prévision qu’il concède prudente, même si Bercy reste confiant dans la vigueur de la reprise dans les mois à venir.