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Economie : les entreprises françaises s’en sortent plutôt bien selon la BdF

Les entreprises confrontées à une situation délicate seraient finalement peu nombreuses selon la Banque de France (BdF), sauf dans certains secteurs.

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Crédit : iStock.

La Banque de France (BdF) a étudié les bilans et comptes de résultats de plus de 205.000 entreprises françaises sur la période allant du 30 juin 2020 au mois de janvier 2021. Parmi elles, 14% ont connu une hausse de leur endettement et une baisse de leur trésorerie. Ecartant celles qui n’étaient pas en difficulté avant la crise sanitaire ou qui avaient encaissé le choc de la pandémie en raison de leur solidité financière (soit 7%), l’institution en a identifié 191.000. Au sein du panel restant, plus de 6% se retrouvent dans une situation délicate, rapporte le quotidien Les Echos le samedi 12 juin. Et ces entreprises seront en difficulté lorsque les aides de l’Etat vont s’arrêter, alourdies encore plus par leur dette et leur trésorerie en baisse. Cependant, « ce chiffre n’est pas élevé », commente Alain Gerbier, directeur des entreprises de la BdF.

Tout dépend des secteurs concernés : ainsi, le taux des entreprises très fragilisées dépasse les 10% dans l’hébergement et la restauration, et il est très élevé dans celui des arts et des spectacles. Ces entreprises suscitent donc une surveillance particulière de la part de la BdF, souligne le journal. D’autres bénéficieront aussi d’un suivi attentif, celles qui n’ont pas obtenu de nouveaux crédits et qui ont vu leur trésorerie diminuer.

Optimisme

La Banque de France a établi que la dette nette des sociétés non financières avait augmenté de neuf milliards d’euros entre fin décembre 2019 et fin mars 2021, ce qui est moins qu’attendu. Près des trois-quarts d’entre elles détiennent une trésorerie stable, voire en hausse, précise Les Echos, même si leur chiffre d’affaires recule. Le recours au Prêt garanti par l’Etat (PGE) est la raison de leur stabilité pour plus d’un quart de ces entreprises. Le directeur des entreprises de la BdF, Alain Gerbier, ajoute que « quand on agrège les résultats des entreprises étudiées, le résultat net est légèrement positif », se disant « optimiste » sur la capacité de ces entreprises à rebondir, si la pandémie ne repart pas.