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Fraude fiscale: Roussel (PCF) veut la « prison ferme » pour les coupables

Le candidat PCF à la présidentielle Fabien Roussel a proposé mardi 15 juin de créer une « peine de prison ferme », sans possibilité de « négocier des amendes », pour les dirigeants d’entreprises coupables de fraude et d’évasion fiscales.

fraude fiscale
Crédit : iStock.

S’il était élu, Fabien Roussel, qui a contraint l’homme d’affaires Bernard Arnault (actionnaire majoritaire du groupe de luxe LVMH) à publier les comptes de sa holding Groupe Arnault en l’assignant en justice en 2019, ferait de la lutte contre la fraude fiscale « un combat prioritaire avec au bout du compte la prison pour ceux qui frauderont ». Tandis que les gouvernements successifs « ont fait le choix de négocier des amendes », a-t-il dénoncé sur LCI, mardi 15 juin.

Bernard Arnault devrait-il être derrière les barreaux ? « Si un PDG, un grand patron, quel qu’il soit, était convaincu de fraude, d’optimisation fiscale, il doit passer par la case prison », a répondu le secrétaire national du PCF. Il a indiqué qu’il nommerait le sénateur du Nord Eric Bocquet, vice-président de la commission des Finances du Sénat, comme « ministre chargé de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales ».

« Les hôpitaux, l’école, la jeunesse, la santé »

Citant la fourchette d’estimation de 80 à 100 milliards d’euros annuels de manque à gagner pour le budget français avancée par le syndicat Solidaires Finances Publiques, il a expliqué qu’il utiliserait ce montant pour « les hôpitaux, l’école, la jeunesse, la santé ».

Outre des sanctions fiscales, les auteurs de fraude fiscale risquent 500.000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement et jusqu’à trois millions d’euros d’amende et sept ans d’emprisonnement si les faits ont été commis en bande organisée.

A moins d’un an de la présidentielle, Fabien Roussel a dit « craindre » l’abstention, et a exhorté « les catégories populaires » à voter, à « envahir les urnes et se faire respecter », quand assurément selon lui « pas une voix ne va manquer chez les riches » pour « défendre le candidat Macron ».

Fabien Rousse a critiqué « le poids des sondages sur le choix des électeurs » et le fait que « quelque part » ces études leur disent: « ça ne sert à rien d’aller voter, le résultat on le connaît ».