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Crise sanitaire : la consommation des ménages a chuté de 7,1% en 2020

Après une hausse de 1,8% en 2019, la dépense de consommation des ménages a diminué de 7,1% en 2020, selon l’Insee. Une chute historique.

Consommation
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Face à la crise sanitaire et les mesures pour lutter contre la propagation de l’épidémie, la consommation des ménages a connu un fort ralentissement avec une baisse de 7,1% en 2020. « Cette chute est sans précédent dans l’histoire des comptes nationaux français, établis depuis 1949 », souligne l’Insee dans une étude publiée vendredi 18 juin.  

La pandémie et les confinements successifs ont ralenti l’économie et modifié la structure de la consommation. Seules les dépenses en alimentation et en boissons ont progressé nettement pendant cette période, avec une hausse de 4,5%. « La crise sanitaire a interrompu la baisse tendancielle de la part de ce poste de dépenses : le confinement et le télétravail ont notamment conduit au report de la dépense hors du domicile vers une consommation au domicile et à l’essor du ‘fait maison’ », précise l’Insee.  

Les secteurs de la restauration et des transports particulièrement touchés 

A l’inverse, les autres principaux postes de consommation baissent de façon marquée. La chute de la consommation est particulièrement forte pour les dépenses en hébergement et restauration, en transports et en loisirs et culture. Ainsi en 2020, la dépense en transports a baissé de 21% après une légère hausse de 1,6% en 2019. Du fait des restrictions de déplacements et de la fermeture des frontières, les dépenses en services de transports ont été particulièrement impactées avec une chute de 52,6%.  

Autre fait notable : les dépenses en hébergement et restauration qui se replient de 34,1% après plusieurs années de tendance à la hausse. Malgré le développement de la vente à emporter, la consommation des ménages en restauration et services de restauration a reculé de 32,2%.  

Le pouvoir d’achat résiste 

Mais si la consommation des ménages chute, le pouvoir d’achat résiste. « Le revenu disponible des ménages progresse légèrement en termes réels (+ 0,4 %, après + 2,6 % en 2019), avec l’augmentation du revenu disponible brut en euros courants (+ 1,0 %) et la faible croissance des prix à la consommation (+ 0,6 %, après + 0,8 %) », détaille l’étude. Ainsi, la légère hausse du pouvoir d’achat du revenu disponible des ménages combinée au net recul de la consommation entraîne une hausse exceptionnelle du taux d’épargne en 2020 (+ 6,3 points en moyenne annuelle).