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Economie : les variants du Covid-19 inquiètent la Banque de France

La Banque de France (BdF) a publié lundi 28 juin son bulletin semestriel d’évaluation des risques du système financier. Son optimisme est terni par les variants du Covid-19.

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Crédit : iStock.

Si les incertitudes ont diminué, elles restent tout de même très présentes. La Banque de France (BdF) fait preuve de prudence dans son rapport d’évaluation des risques du système financier français, publié lundi 28 juin. Les principales vulnérabilités à court terme ont régressé, mais il reste des inquiétudes. « À la fin du premier semestre 2021, l’endettement brut se stabilise, tandis que l’endettement net reste sur les niveaux atteints fin 2019, du fait de la hausse concomitante de la trésorerie », relève la note de synthèse. « L’apparition de variants (du Covid-19) oblige tout le monde à être prudent », précise aux Echos Sylvie Goulard, seconde sous-gouverneure de la BdF. « Les Britanniques ont dû repousser la date de leur déconfinement total », rappelle-t-elle.

La vaccination est au cœur de la reprise, ainsi que la maîtrise de la situation sanitaire. Dans ce cas, « la reprise de l’activité va peu à peu ramener la trésorerie à des niveaux plus habituels et les prêts de précaution vont être petit à petit remboursés », analyse encore Sylvie Goulard, qui informe également que le baromètre de la BdF « s’appuie sur un travail mené depuis le mois de mars ». « S’il y avait des événements sanitaires inédits, il faudrait en tenir compte », ajoute la seconde sous-gouverneure.

Endettement des Etats

Parmi les vulnérabilités évoquées, celle de « l’endettement de l’économie dans son ensemble », écrivent les auteurs du rapport, « mais au premier chef celui des entreprises non financières ». L’endettement des Etats est aussi une source d’inquiétude pour la BdF. Du côté des particuliers, ils ont aussi recours au crédit, notamment pour acheter leur logement, mais « nous avons en France des prêts à taux fixes, ce qui constitue un garde-fou », souligne Sylvie Goulard. L’institution est également vigilante sur les prix des actifs financiers, dont les valorisations sont élevées, ce qui augmente les risques de déstabilisation du système. Par ailleurs, la question des conséquences du changement climatique sur la finance est évoquée par la BdF dans son rapport.