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Prix du gaz, MaPrimeRénov’, bonus écologique… les changements du 1er juillet 2021

Les prix du gaz augmentent, MaPrimeRénov’ change et le bonus écologique diminue. Tour d’horizon de ce qui vous attend dès le 1er juillet 2021.

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Crédit: iStock.

Mauvaise nouvelle pour les utilisateurs de gaz. Le tarif réglementé pratiqué par Engie augmente dès demain, 1er juillet 2021, de près de 10% (9,96% exactement). En cause, la hausse des cours mondiaux, selon le communiqué de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) publié le 25 juin dernier, « sachant que 99% du gaz consommé en France est importé ». Mais cette hausse serait à relativiser, car les tarifs réglementés du gaz n’ont augmenté que de 1,1% depuis le 1er janvier 2019 selon la CRE.

Autre changement ce jeudi, concernant MaPrimeRénov’ : les propriétaires bailleurs pourront faire une demande pour en bénéficier, afin de rénover les logements du parc locatif privé. Les travaux qui ont fait l’objet d’un devis signé à partir du 1er octobre 2020 sont éligibles. En revanche, les offres d’isolation des combles « à un euro », ou encore les coups de pouce pour l’installation de chaudières à gaz très performantes ou des radiateurs électriques performants, s’arrêtent. Ces changements sont liés aux évolutions des Certificats d’économies d’énergies (CEE) pour la période 2022-2025.

Le DPE est opposable

Par ailleurs, le diagnostic de performance énergétique (DPE) est modifié. Il n’est plus informatif, mais opposable, et son contenu comme sa méthode de calcul changent. En fait, le propriétaire d’un logement s’engage juridiquement, auprès de son locataire par exemple, sur les performances énergétiques du bien. Si l’étiquette présentée n’est pas conforme à la réalité, des recours peuvent être engagés contre lui. Toujours dans la thématique de l’habitat, l’encadrement des loyers à Paris entre dans sa troisième année d’application et les loyers de référence ont été fixés par arrêté préfectoral, pour les logements du parc locatif privé parisien. Les taux d’usure, soit le taux auquel les banques peuvent prêter de l’argent, baissent. Le taux maximal passe, par exemple, à 2,48% pour un crédit immobilier de 20 ans ou plus au troisième trimestre 2021, contre 2,60% auparavant.

Plus de prime à la casse pour les diesels

Le 1er juillet, les barèmes du bonus écologique changent. La prime pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable va baisser, de 1.000 euros pour chaque catégorie. Pour les voitures électriques de moins de 45.000 euros, dégageant un taux de CO2 inférieur ou égal à 20 grammes par kilomètre (g/km), elle passe de 7.000 à 6.000 euros. Cette prime baisse à 2.000 euros au lieu de 3.000 euros pour les véhicules compris entre 45.000 et 60.000 euros. Pour les hybrides rechargeables, elle baisse de moitié, soit 1.000 euros au lieu de 2.000. D’autres changements sont prévus au 1er janvier 2022. Par ailleurs, la prime à la casse (aussi appelée prime à la conversion) ne sera plus attribuée aux véhicules diesel.

Il y a aussi des avancées sociales ce 1er juillet : le congé paternité est allongé à 25 jours fractionnables pour la naissance d’un premier enfant. Il était de 11 jours consécutifs auparavant. Pour la naissance d’un deuxième enfant, il passe de 18 à 32 jours et peut être pris dans les six mois suivant la naissance de l’enfant. Du côté des allocations chômage, les demandeurs d’emploi vont voir leur allocation minimale augmenter, c’est-à-dire la partie fixe de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (Are), de 0,6%. Cela concerne aussi le seuil minimum de l’Are pour les allocataires en formation et les salaires de référence servant au calcul de l’allocation. Cette revalorisation concerne 94% des demandeurs d’emploi au 1er juillet 2021 selon l’Unédic, soit environ 2,4 millions de personnes.

La réforme du calcul de l’allocation chômage a été suspendue par le Conseil d’État. Toutefois, la dégressivité des allocations pour les salariés de moins de 57 ans à hauts revenus, soit plus de 4.500 euros bruts, entrera bien en vigueur. Enfin, le dispositif de chômage partiel change, et l’indemnité perçue par les salariés qui sont concernés passe à 72% du salaire net, contre 84% précédemment. Cela ne s’applique pas aux secteurs les plus touchés par la crise sanitaire.