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En 2019, le revenu d’activité moyen des non-salariés a baissé après plusieurs années de hausse

Fin 2019, 3,5 millions de personnes exerçaient une activité non salariée, dont 0,4 million dans le secteur agricole, selon une étude de l’Insee.

impôt sur le revenu
Crédit : iStock.

3,5 millions. C’est le nombre de personnes ayant exercé une activité non salariée, fin 2019, rapporte une étude de l’Insee, publiée mercredi 28 juillet. Parmi eux, on retrouve les entrepreneurs individuels classiques, les micro-entrepreneurs ou gérants majoritaires de sociétés. 0,4 million de personnes exercent aussi une activité dans le secteur agricole. En dehors de ce secteur, le nombre de non-salariés a augmenté de 6,4 % en 2019. Ils se concentrent principalement dans les services aux entreprises ou aux particuliers (45%), la santé (17%), le commerce (17%) et la construction (12%). En revanche, ils sont peu présents dans l’industrie (5%). 

En 2019, les effectifs de micro-entrepreneurs progressent de nouveau en raison de dispositions législatives favorables à ce statut. Leur nombre croît fortement, avec un pourcentage de + 18,1%, après + 14,3% en 2018. « La part des micro-entrepreneurs augmente dans presque tous les secteurs, elle atteint 75 % dans le commerce de détail hors magasin (sur les marchés ou à distance) et jusqu’à 98 % dans les activités de livraison à domicile et de coursiers urbains », relève l’Insee. En revanche, le nombre de non-salariés classiques diminue pour la sixième année consécutive (− 0,4 %). 

Un revenu moyen de 3.830 euros pour les non-salariés classiques

En 2019, hors secteur agricole, les non-salariés classiques perçoivent en moyenne 3.830 euros par mois de leur activité. C’est le commerce de détail, hors magasin, qui génère les revenus les plus faibles, avec une moyenne de 1.370 euros par mois. Suivent ensuite les taxis et VTC, les services personnels, les activités artistiques et récréatives et l’enseignement, qui gagnent de 1.460 euros à 1.740 euros par mois en moyenne. Les médecins et dentistes perçoivent, eux, les revenus les plus élevés (9.180 euros), devant les juristes et comptables (8.290 euros) et les pharmaciens (6.700 euros). Autre fait important noté par l’étude : à secteur égal, les femmes gagnent 32 % de moins que les hommes. 

Quant aux micro-entrepreneurs, ils retirent en moyenne 590 euros mensuels de leur activité, soit 6,5 fois moins que les non-salariés classiques. Comment expliquer ce faible revenu ? Par la nature de ce régime, souligne l’Insee. En effet, ce statut impose des plafonds sur les chiffres d’affaires. Ainsi, un micro-entrepreneur sur quatre gagne moins de 100 euros par mois, la moitié moins de 330 euros et un sur dix plus de 1.510 euros. Par ailleurs, le micro-entrepreneuriat correspond souvent à une activité d’appoint. Fin 2019, 29 % d’entre eux cumulent cette activité avec un travail salarié. « Le revenu d’activité global de ces micro-entrepreneurs pluriactifs (incluant leurs salaires) atteint 2.280 euros mensuels, dont seuls 370 euros proviennent de leur activité non salariée », souligne l’Insee. Ceux n’exerçant pas d’activité salariée perçoivent en moyenne 680 euros par mois.

Un revenu d’activité moyen en diminution

Enfin, entre 2018 et 2019, le revenu d’activité moyen hors secteur agricole baisse de 4,9 % (+ 8,1 % pour les micro-entrepreneurs et – 1,1 % pour les non-salariés classiques). Pour les non-salariés classiques, cette baisse intervient après cinq années consécutives de hausse, dont + 4,8% en 2018. Le revenu diminue notamment de 3,5% pour les gérants de sociétés, après une augmentation de +7,0% en 2018. En revanche, pour les entrepreneurs individuels, il augmente légèrement de +1,0%, après une hausse de 3% en 2018. « Ces dynamiques de revenus, très variables selon le statut du non-salarié, s’expliquent en partie par le contexte législatif, avec des effets de sens contraire », conclut l’étude.