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Prime d’activité : 4,43 millions de foyers en ont bénéficié en 2020

Alors qu’elle a été lancée en 2016, puis revalorisée en 2019, la prime d’activité a battu des records en 2020.

Prime
Crédit: iStock.

Un record. En 2020, 4,43 millions de foyers ont profité de la prime d’activité, soit 77.000 foyers bénéficiaires en plus par rapport à 2019, rapporte Les Echos, mardi 3 août. Cette prime est versée aux salariés les plus modestes. 

Au total, 9,8 milliards d’euros ont été versés, ce qui équivaut à une hausse de 2,3% sur un an. Le gouvernement, lui, avait établi une projection budgétaire de 9,5 milliards d’euros. Une somme insuffisante comme cela a été le cas l’année précédente, précise le quotidien. En effet, les dépenses pour cette prime s’étaient élevées à 9,6 milliards alors que l’Etat envisageait un coût de 8,8 milliards fin 2018.

Mais alors comment expliquer ces chiffres en pleine crise sanitaire ? En effet, la pandémie de covid-19 a aussi entraîné une crise économique. Malgré plusieurs confinements, la reprise de l’activité économique de l’été 2020 a permis de ne pas faire reculer le nombre de bénéficiaires de la prime d’activité. Si le chômage est en hausse, les mesures mises en place par le gouvernement, comme l’activité partielle, ont permis de limiter la casse et d’éviter des licenciements. 

Des chiffres en recul depuis début 2021

Ce record est cependant à nuancer. Depuis début 2021, le nombre d’allocataires est en baisse, selon les chiffres de la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF), cités par Les Echos. Il y aurait 79.000 bénéficiaires de moins fin février 2021 par rapport à fin décembre 2020. Ce qui signifie qu’en seulement deux mois, la croissance des allocataires de 2020 aurait été effacée.

Ce retour en arrière s’explique en partie par la perte des emplois causée par la crise. Mais pas seulement. Cette baisse serait aussi due aux salariés qui ont dépassé le plafond de revenu pour bénéficier de la prime d’activité. « Ainsi, une grande partie de l’augmentation des fins de droits (65 %) s’explique par la hausse des ressources des allocataires, en lien avec la reprise économique à l’automne », souligne la CNAF.