Se connecter S’abonner

Pass sanitaire : les contrôles pourraient coûter cher aux entreprises concernées

Depuis le lundi 9 août, certains lieux doivent contrôler les pass sanitaires du public accueilli, ce qui pourrait engendrer des coûts supplémentaires, selon les professionnels concernés.

restaurateurs
Crédit: iStock.

De nouveaux lieux accueillant du public sont soumis à l’obligation de contrôler les pass sanitaires depuis le 9 août. Le contrôle de ces documents pourrait avoir un surcoût, selon les professionnels des secteurs concernés. Ainsi, la Fédération hospitalière de France l’estime à 60 millions d’euros mensuels, pour le recrutement de vigiles, concernant 4.800 sites, précise le journal Les Echos, le 10 août. Du côté du Conseil national des centres commerciaux (CNCC), le surcoût serait d’environ 30.000 euros par mois et par entrée, a confié l’organisation au Figaro à la fin du mois de juillet. Pour l’instant, le ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance ne dispose pas de données globales.

Mais Bercy se veut rassurant concernant les petits restaurants : « On ne pense pas qu’il y aura des surcoûts : ce sont des petites structures, les employés peuvent faire le contrôle ». La raison tiendrait au fait que les serveurs et serveuses peuvent contrôler le pass des clients avec leur smartphone, via l’application TousAntiCovid Verif. Mais ce n’est pas l’avis des organisations professionnelles. « Sur le terrain, on aimerait que cela soit si simple », fulmine François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). Pour lui, un restaurant avec une grande terrasse devra réorganiser son activité, explique-t-il aux Echos. Cela signifie qu’il devra supporter des coûts supplémentaires.

Automates scannant les QR Codes

Pour éviter d’embaucher du personnel en plus, des solutions technologiques existent, comme des automates scannant les QR Codes. Mais le système n’est pas adapté à tous les événements. A titre d’exemple, le club de football du Paris Saint-Germain a acquis 200 appareils pour le contrôle des supporters la saison prochaine au stade, soit « des dizaines de milliers d’euros » investis selon Pierre-Henri Deballon, président de Weezevent, qui commercialise ces bornes. Bercy a précisé à nos confrères des Echos que le surcoût ne concerne que les centres commerciaux qui n’avaient pas de vigiles procédant à des missions de contrôle. Un bilan sera fait à la fin du mois d’août, alors qu’il faudra rediscuter du prolongement des aides pour compenser les pertes de chiffre d’affaires éventuelles.