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Chômage en baisse, croissance en hausse… L’économie française sur de bons rails

L’économie française se porte mieux que prévu. « La France pourrait retrouver son niveau d’activité fin 2021 », estime Bruno Le Maire, dans une interview accordée à Ouest France.

Bercy
Crédits: iStock.

Le pire est-il déjà derrière nous ? « L’économie tourne à 99% de ses capacités par rapport à 2019 », a annoncé le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, dans un entretien accordé à Ouest France. Toujours attentif aux entreprises qui rencontrent encore des difficultés, Bruno Le Maire s’y dit satisfait des effets du « quoi qu’il en coûte ». Avec un taux de chômage retombé à 8%, l’emploi est revenu à son niveau d’avant le déclenchement de la crise du Covid-19. Quant à l’Insee, il a revu ses prévisions et table désormais sur une croissance de 6% dès la fin de 2021 au lieu du début de 2022, « sauf accident sanitaire », tempère le patron de Bercy.

Les achats effectués par les Français, au début du mois d’août, ne sont pas étrangers à ce réajustement. D’après les données de cartes bancaires, les dépenses totales, de tous les secteurs confondus, ont été supérieures d’environ 17% par rapport à 2019 sur la période du 2 au 8 août, rappelle Le Parisien.

L’atout vaccination

Avec des indicateurs au beau fixe, le ministre ne perd pas pour autant de vue que le variant Delta reste le « maître des horloges ». Depuis mars 2020, le Covid-19 a, de manière générale, pesé sur le report de l’entrée en vigueur de réformes – comme celle de l’assurance chômage – ou des discussions auteur de celle de la retraite.

Alors, pour maintenir le cap de l’économie, le gouvernement mise sur la vaccination. Les milieux économiques, eux, s’inquiètent davantage plus du climat ambiant que du virus. Les manifestations anti-pass et anti-vaccin conte le Covid-19 font planer un « léger flottement et des interrogations », explique au Parisien Patrick Martin, président délégué du Medef. Certains patrons « ont des inquiétudes sur le risque de crispations sociales avec tous les mouvements autour du pass », détaille celui qui relaie les inquiétudes concernant l’émergence d’un mouvement Gilets jaunes bis à la rentrée. A cela s’ajoutent les tensions liées à main-d’œuvre, en raison de l’inadéquation entre les offres et les candidats, se sont accrues. Sans oublier la question persistante des difficultés d’approvisionnement de matières premières.