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Recrutement : le patron du Medef prévoit des hausses de salaires en 2022

Interrogé sur franceinfo, Geoffroy Roux de Bézieux a estimé que les difficultés de recrutement dans certains secteurs vont « forcément » conduire à des augmentations salariales « assez significatives ».

présidentielle
Geoffroy Roux de Bézieux. Crédit : ROMUALD MEIGNEUX/SIPA.

Après des mois de quasi-paralysie en raison de la crise sanitaire, les entreprises françaises cherchent désormais à recruter pour relancer leurs activités. Pourtant, dans certains secteurs, « les difficultés de recrutement » sont bel et bien une réalité, en raison notamment des salaires proposés. « Je suis très frappé : tous les patrons que j’ai vus cet été, même avant l’été, leur sujet numéro un, ça n’est plus la pandémie, c’est le recrutement », a affirmé Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef au micro de franceinfo, ce mercredi 25 août. 

Selon lui, compte tenu de ces difficultés, qui touchent particulièrement la restauration, l’hôtelier, mais aussi le bâtiment, « il y aura forcément des augmentations (de salaires) assez significatives l’année prochaine ». Le président de la première organisation patronale de France était interrogé sur une déclaration du ministre de l’Economie Bruno Le Maire, qui avait invité lundi, sur France 2, à « se reposer la question de la meilleure rémunération ». Le ministre avait alors estimé que ce sujet était un enjeu pour la croissance, afin qu’elle « profite à tout le monde, sans exception, même les plus faibles, même les moins qualifiés, tous ceux qui ont été aux avant-postes de la crise ».

Hausse des salaires et augmentation des prix

De son côté, Geoffroy Roux de Bézieux a souligné que le pouvoir d’achat des Français a augmenté, et a averti qu’avec une hausse des salaires, « derrière c’est les prix qui vont augmenter ». En écho, le numéro 2 du Medef Patrick Martin, invité sur RFI mercredi matin, notait que « les salaires les plus faibles sont dans des secteurs qui dégagent des marges qui sont elles-mêmes très faibles, dans certains métiers de services en particulier »

« Les consommateurs ne sont pas prêts à payer plus cher » et « la marge de manœuvre des entreprises concernées est extrêmement réduite », a-t-il observé. Dans ce contexte, le Medef soutient la réforme de l’assurance-chômage, dont il demande l’application prévue le 1er octobre. Celle-ci « devrait faire revenir vers l’emploi un certain nombre de salariés et à partir de là réduire le déficit de l’assurance-chômage », a souligné Patrick Martin.