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Garde d’enfants après l’école : les options des parents

Alors que la rentrée approche, les parents doivent réfléchir à la manière de faire garder leurs enfants entre la sortie de l’école ou de la crèche et leur retour du travail.

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Crédit : iStock.

Chaque rentrée, c’est un véritable casse-tête pour les familles qui doivent choisir entre employer quelqu’un directement ou avoir recours à une agence afin de garder leurs progénitures après l’école. Tous les ans, 130.000 familles emploient leur garde d’enfant, selon le bilan 2019 de l’Acoss-Urssaf, rapporté par Le Parisien, jeudi 26 août. Pour cela, il faut compter un salaire brut horaire conventionnel à 10,60 euros. Les ménages bénéficient du complément du libre choix du mode de garde (CMG) de la Paje (prestation d’accueil du jeune enfant jusqu’à ses 6 ans). Cette prestation varie selon le niveau de revenus. De plus, les familles profitent aussi du crédit d’impôt de 50% pour les services à la personne. Au final, l’addition est bien revue à la baisse et s’élève à quelques euros par heure, précise le quotidien. 

Cependant, cette méthode présente quand même quelques inconvénients. Contrat de travail, déclaration à Pajemploi, salaires, imprévus… Les parents deviennent recruteurs-employeurs, et doivent gérer l’administratif que cela engendre. Des dispositifs afin d’accompagner les ménages dans les démarches ont tout de même été mis en place. Par exemple, la plateforme findecontrat-pajemploi.ursaaf.fr facilite la fin de la collaboration et guide les familles dans le respect des règles, explique Le Parisien.

Le recours aux agences

Face à cette situation, certains parents préfèrent avoir recours à des agences, qui s’occupent de la partie recrutement comme de l’administratif. En comptant 25 euros de l’heure, le coût est plus important qu’en emploi direct. Pour recruter les nounous, chaque société a un mode opératoire différent. « On se charge des formalités administratives, de l’encadrement de la salariée…» , détaille dans Le Parisien, Mina Zanat, directrice générale de Family Sphere. « Les parents achètent le confort et la tranquillité », ajoute-t-elle.

Autre choix possible : celui du travail au noir, en employant une nounou sans la déclarer. Si cette pratique est plus économique, elle est illégale et dangereuse. De plus, l’employée ne dispose d’aucune protection sociale. « Entre 3 et 6 ans, on voit apparaître du travail au gris : les premières heures sont déclarées et solvabilisées grâce à la Paje et au crédit d’impôt, et les heures au-delà du plafond sont données directement à l’intervenante, précise dans le quotidien, Hervé Lecat, président de la section garde à domicile au sein de la Fédération du service aux particuliers (Fesp). Et au-delà de 6 ans, il y a un important phénomène de travail au noir, car il n’y a plus d’aide. »