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La fin du soutien gouvernemental aux secteurs fragilisés inquiète

Pour le secrétaire général de Force Ouvrière, Yves Veyrier, la fin du « quoi qu’il en coûte » ne doit pas peser sur les salariés.

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Crédit : iStock.

La fin annoncée du soutien gouvernemental aux secteurs économiques fragilisés par la pandémie ne doit pas se traduire par de nouveaux sacrifices demandés aux salariés. Or, comme le rapporte l’AFP, la situation inquiète le secrétaire général de Force Ouvrière, Yves Veyrier. « Je m’inquiète un peu : quand le ministre de l’Économie dit que le ‘quoi qu’il en coûte’ c’est fini, dans le même temps le Medef répond que le futur président devra relever l’âge de la retraite, que la réforme de l’assurance chômage doit entrer en vigueur au 1e octobre, qu’il faudra travailler plus longtemps », a énuméré M. Veyrier sur France Info.

« Nous n’avons pas compté l’argent public »

« Attention à ce que le ‘quoi qu’il en coûte’ ne devienne pas un ‘quoi qu’il en coûte aux salariés’, au prétexte que maintenant il va falloir payer le coût de la crise Covid », a rajouté le secrétaire général de Force Ouvrière. Mercredi 25 août, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a affirmé que le gouvernement allait cesser de soutenir l’ensemble des secteurs économiques. Durant la crise sanitaire, « nous n’avons pas compté l’argent public parce que c’était responsable de le faire. Mais maintenant que l’économie française redémarre, que nous avons des perspectives de croissance à 6%, le quoi qu’il en coûte c’est fini », a-t-il déclaré.