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Ces régions qui privilégient le télétravail

La crise sanitaire a entraîné une évolution considérable des modes de travail. Si le télétravail se démocratise, sa fréquence varie selon les entreprises, les préférences des salariés mais aussi en fonction des régions.

télétravail
Crédit: iStock.

Paris, Lyon, Lille et Marseille. 50% des actifs de ces quatre grandes agglomérations souhaitent soit télétravailler (22%), soit alterner entre bureau et télétravail (28%), selon une enquête nationale sur l’évolution des modes de travail de Newton Offices, publiée mercredi 1er septembre.  

« Les Français sont désormais répartis en trois catégories, la moitié d’entre eux préfèrent se rendre au bureau autant que possible, une personne sur cinq privilégie le télétravail et le reste alterne entre ces deux solutions pour profiter du meilleur des deux mondes », note Guillaume Pellegrin, fondateur de Newton Offices. Comme le relève l’étude, 68% des Français veulent désormais télétravailler au moins un jour par semaine.  

Les Marseillais attachés au télétravail

Cependant, des différences s’observent en fonction des régions. Ainsi, une majorité des Parisiens souhaite avoir un rythme avec un à deux jours à distance par semaine. Pour les Lillois et les Lyonnais, le télétravail serait idéal deux à trois jours par semaine. Quant à Marseille, seulement 16% des salariés souhaitent revenir au bureau tous les jours contre 36% dans le reste de la France. Pourtant, « seuls 5% des Marseillais sont adeptes du 100% télétravail », note l’enquête. Comme dans la capitale, leur équilibre est entre un à deux jours de travail à distance par semaine. Les raisons ? La nécessité du lien social.  

En effet, pour les personnes souhaitant se rendre au bureau, la principale motivation reste le lien social avec leurs collègues. C’est le cas de 60% des Franciliens ainsi que de 49% des salariés des grandes agglomérations en régions. L’autre raison est aussi la séparation entre vie professionnelle et vie privée (38%). Du côté des télétravailleurs, c’est la flexibilité des horaires (46%) ainsi que la réduction du temps de trajet (43%) qui fait pencher la balance. A Lille, par exemple, l’impact du temps de trajet est un élément déterminant pour 46% des personnes interrogées. « En revanche, le sentiment de se ‘sentir plus efficace’ est autant mis en avant par les défenseurs du bureau que par les adeptes du télétravail (33% des deux côtés), signe qu’il s’agit d’un critère très personnel », souligne l’enquête.