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Voitures électriques : un coût d’assurance variable et négociable

Acheter une voiture électrique est un geste éco-citoyen dont le coût est souvent amorti par des aides publiques. Et l’assurance dans tout ça ?

Autolib Renault Zoé Marcel voiture électrique
Zoé, la voiture électrique de Renault. Crédit: Renault / Yannick BROSSARD/Planimonteur

Changer sa voiture thermique pour passer à l’électrique a un coût. Ces modèles, plus respectueux de l’environnement, sont généralement vendus plus cher que des modèles à essence. Cependant, certaines aides publiques permettent de faire baisser la facture des voitures électriques. De plus, le coût de recharge est bien inférieur à celui d’un plein d’essence, ce qui présage de belles économies. Mais, dans vos calculs, vous avez peut-être oublié de prendre en considération l’assurance de votre véhicule. Lesfurets.com l’ont fait.

Selon les infographies établies par le comparateur et relayées par Le Parisien, c’est un critère primordial dans le budget consacré à une automobile. Chaque année, cette plate-forme reçoit deux millions de demandes de tarification dont un peu plus de 1 % concernent les véhicules électriques. Soit 0,3 à 0,4% de plus qu’avant la crise sanitaire. Grâce à ces données, les tarifs pratiqués par les 28 assureurs référencés selon la motorisation du véhicule ont pu être comparés. Les demandes de devis réalisées entre janvier et juillet 2021 dévoilent que la prime moyenne d’assurance auto pour un véhicule thermique est de 691,05 euros par an. Pour un moteur électrique, il faut compter en moyenne 664,71 euros. Un chiffre flou qui rassemble des prix de voitures, des profils de risques et des usages totalement différents.

Des coûts qui varient selon les voitures électriques

Afin d’obtenir une vue plus nette de ces tarifs, LesFurets.com ont ainsi comparé Renault ZOE et Clio, Volkswagen ID.3 et Polo et Citroën C-Zéro et C3, des véhicules qui ont une catégorie similaire et qui proviennent d’un même constructeur. À chaque fois, le tarif le plus bas d’assurance tous risques demandé pour un profil moyen est plus cher pour le véhicule électrique que pour le véhicule essence. La prime varie même du simple au double entre la Clio et la ZOE. Selon Rami Karam, directeur général Lesfurets.com, explique au quotidien que « sans intégrer les aides de l’État ou d’éventuelles ristournes du constructeur, le prix catalogue d’une ZOE est deux fois plus élevé qu’une Clio et on le retrouve au niveau de l’assurance ».

Pour déterminer un tarif, l’assureur va prendre en compte la valeur de la voiture, le profil du conducteur et l’usage du véhicule. « On constate que la prime d’assurance suit peu ou prou cette valeur intrinsèque du véhicule », analyse le patron des Furets.

Des usages moins risqués

Avec l’électrique vos trajets sont moins nombreux et vous allez moins vite. Suivant cette équation, vous aurez, en théorie, moins d’accidents. Un atout à faire valoir à votre assureur pour faire baisser l’écart entre ces deux motorisations. De plus, le moteur électrique possède moins de pièces que son équivalent thermique. Aussi, le coût des réparations sera moins cher. « Nous incitons vraiment à ce que les clients comparent, fassent les devis, car chaque assureur a ses règles spécifiques pour intégrer le véhicule, son usage, le profil du conducteur, son historique, son lieu de vie… et déterminer un tarif correspondant à un risque », affirme Rami Karam au Parisien. Il faudra aussi s’assurer que certains éléments spécifiques aux modèles électriques (prise de charge, batterie…) sont bien compris dans la police souscrite.

Enfin, les primes d’assurance sont plus élevées pour les véhicules électriques. Alors doit-on privilégier l’assurance au tiers plutôt que tous risques pour faire des économies ? « C’est en fonction des moyens de chacun, précise le directeur général des Furets. Pour un véhicule neuf dont la valeur est élevée, ça pourrait être une fausse économie que d’aller vers une assurance au tiers… », explique Rami Karam.