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Covid-19 : la reprise de l’épidémie cet été n’a pas impacté le redémarrage économique

Le PIB va progresser d’un peu plus de 6% cette année, selon la dernière note de l’Insee le 7 septembre.

Crédit : iStock.

La reprise se poursuit en France. Dans son dernier point de conjoncture publiée le 7 septembre, l’Insee revoit à la hausse ses prévisions : le PIB devrait progresser d’un peu plus de 6% en 2021. « La croissance en moyenne annuelle s’élèverait à 6,25% en 2021 », écrit l’institut, après une chute de 8% en 2020. Une révision à la suite de la publication des comptes nationaux du deuxième trimestre 2021. En effet, le secteur de la construction a retrouvé un certain dynamisme et l’investissement des entreprises, son niveau d’avant-crise dès le premier trimestre 2021. « La croissance du troisième trimestre serait forte », poursuit l’Insee, soit une hausse de 2,7% par rapport au deuxième trimestre, en raison des indicateurs d’activité positifs de l’été et, surtout, d’une accélération en mai et en juin. 

Sauf si la situation sanitaire se dégrade à nouveau, l’économie retrouverait « globalement son niveau d’avant-crise en fin d’année, malgré des contrastes sectoriels persistants ». La hausse du PIB serait de 0,5% sur les derniers mois de 2021. Ces prévisions pourraient même être dépassées, selon l’Insee, si « par exemple, certains facteurs limitants (en particulier les difficultés d’approvisionnement) se résorbaient au cours des prochains mois ». L’automobile et la construction sont particulièrement concernées, en raison d’une pénurie de matières premières. A propos de l’inflation, le scénario est proche de celui avancé en juillet dernier, soit une hausse « un peu au-dessus de 2% en glissement annuel ». L’institut note également que certains secteurs rencontrent encore des difficultés, comme les transports ou encore l’hôtellerie-restauration. De nombreuses entreprises ont des problèmes de recrutement, ce qui pourrait peser sur la croissance, mais à moyen terme. 

Redressement de la consommation

La consommation des ménages devrait aussi rattraper son retard cette année, car elle s’est fortement redressée en mai et en juin, en raison de la levée progressive des restrictions, après un troisième confinement. Elle a progressé de 1% au deuxième trimestre, après avoir stagné au précédent. Pourtant, en juillet, elle a à nouveau enregistré une baisse, de 2% par rapport à son niveau d’avant-crise, avant de monter à nouveau au mois d’août (-1,5%). « La mise en place du passe sanitaire n’aurait que modérément affecté les dépenses des ménages dans les secteurs concernés, notamment la restauration », écrit l’Insee. La poursuite de la vaccination et son amplification devraient encore faire augmenter la consommation en septembre et les mois suivants. « Au total, après avoir diminué de 7,2% en 2020, la consommation des ménages rebondirait de 4,5% en 2021 », conclut l’institut dans son résumé.