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Cybersécurité : les premières aides pour développer le secteur arrivent

La protection des entreprises, des hôpitaux et des administrations en matière de cybersécurité est une priorité pour le gouvernement.

Fishing cybercriminalité ransomware McAfee
Crédit: iStock.

Les attaques informatiques se multiplient ces derniers mois en France et à l’approche de l’élection présidentielle l’an prochain, le risque est grand. « Il y a une forme d’urgence à augmenter notre niveau de préparation le plus rapidement possible », prévient Cédric O, secrétaire d’Etat au Numérique. Et selon lui, les ministères sont en train de le faire, sous l’impulsion « très exigeante » de l’exécutif. Des propos tenus dans Les Echos le 8 septembre, alors que se tient à Lille cette semaine le Forum international de la cybersécurité. Les premières aides sont disponibles pour les entreprises qui souhaitent postuler, soit 53 millions d’euros débloqués sur 275 millions d’euros faisant partie du plan de relance.

Cette somme est déclinée en plusieurs segments : une partie, soit 24 millions, doit servir au développement de technologies innovantes, en matière de chiffrement notamment. La sécurisation du télétravail et des grands événements comme les Jeux olympiques de 2024 font aussi partie des priorités. De plus, 9 millions d’euros sont consacrés à la création de bases de données, que les acteurs du secteur doivent se partager. Il s’agit, pour eux, d’échanger des informations sur les caractéristiques techniques des attaques, précise encore le quotidien. Les projets collaboratifs des professionnels du campus cyber de La Défense se partageront 20 millions d’euros. 

Susciter des vocations 

Le campus doit ouvrir en janvier de l’année prochaine. Il s’agit pour l’exécutif de créer un endroit entièrement dédié à la cybersécurité à la française, avec un accélérateur de start-up pour faire émerger trois champions tricolores, qui pourraient être valorisés plus d’un milliard d’euros. L’objectif du gouvernement est aussi de tripler le chiffre d’affaires du secteur d’ici à 2025 et de susciter des vocations. En effet, il manque des développeurs, des analystes et des communicants. « Il faut sortir de l’image repoussoir du codeur en sweat à capuche », indique aux Echos Michel Van Den Berghe, le président du cyber campus.