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Gaz : le gouvernement bloque les prix jusqu’au printemps

Le Premier ministre a annoncé, jeudi 30 septembre, sur TF1, la mise en place d’un « bouclier tarifaire » pour contrer la forte hausse des prix du gaz prévue d’ici la fin de l’année.

Crédit : Pixabay.

La flambée des prix de l’énergie depuis le début de l’année, et plus particulièrement du gaz, a poussé le gouvernement à réagir sans attendre pour répondre aux inquiétudes des usagers. Jean Castex s’est ainsi adressé aux Français sur le plateau du 20 Heures de TF1, jeudi 30 septembre, à la veille de l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs réglementés du gaz, qui bondissent de 12,6% à compter de ce vendredi. « Pour le gaz et l’électricité, nous allons mettre en place un bouclier tarifaire, c’est-à-dire nous prémunir contre ces hausses de tarifs, qui vont continuer, selon les experts », a expliqué le Premier ministre.

De fait, concernant le prix du gaz, quasi intégralement importé par la France, de nouvelles augmentations sont à prévoir d’ici la fin de l’année, à hauteur de 30%, à savoir 20% en novembre et 10% en décembre. Mais Jean Castex a assuré qu’il faut s’attendre à « une forte baisse » de ces tarifs à partir du printemps 2022. « Nous avons à gérer une bosse. La décision que j’ai prise, (…) c’est que nous allons bloquer, il n’y aura plus d’augmentation du prix du gaz » jusqu’en avril, a précisé le Premier ministre, expliquant « avoir ce pouvoir », conformément aux textes de loi. 

Un bouclier tarifaire pour le gaz, mais aussi l’électricité

La forte augmentation des prix du gaz sera alors répercutée lorsque la tarification baissera à nouveau, au printemps 2022 donc comme le prévoient les experts. Une façon de « lisser dans le temps cette hausse extrêmement forte pour les consommateurs » et ainsi de « protéger leur pouvoir d’achat », a ajouté le chef de l’exécutif, promettant que la flambée d’octobre « sera la dernière ». Jean Castex a toutefois tenu à fixer une « clause de revoyure » : « Si en mars, avril, les baisses liées aux cours mondiaux ne se produisent pas, alors nous devrons prendre des mesures complémentaires qui pourraient effectivement être des mesures de baisse des taxes. » 

Une référence aux demandes de la gauche et de certaines associations de consommateurs, notamment l’UFC-Que Choisir, qui réclamaient de baisser la TVA sur les taxes énergétiques. « Il faut que les Français entendent que si on ramène la TVA de 20 à 5%, ce qui est demandé, ça permettra de réduire la hausse à 15%, contre 30%, mais ça ne suffit pas. Je préfère recourir au blocage des prix », a insisté Jean Castex. Interrogé enfin sur le prix de l’électricité, qui devrait aussi fortement augmenter en février 2022, le Premier ministre a de nouveau sorti la carte du bouclier tarifaire : « Contrairement au gaz, nous produisons en France l’essentiel de notre électricité. Nous empêcherons la hausse en diminuant le montant d’une taxe sur l’électricité, plus précisément, nous limiterons la hausse à 4% (contre 10 à 12% initialement prévus, ndlr). »