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Energie : se chauffer au bois, la solution la moins chère ?

La filière du bois de chauffage résiste à la hausse des prix, alors que ceux du gaz, de l’électricité et du fuel explosent.

Energie
Crédit: iStock.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. La hausse des prix du gaz, du fuel et de l’électricité profite à la filière du bois de chauffage. Les prix restent stables et les granulés de bois sont moins chers si on les rapporte au coût du kilowatt. En effet, le coût annuel d’une chaudière à bois est de 1.147 euros selon un comparatif effectué par Effy en janvier dernier, contre 1369 euros pour le gaz, 1.777 euros pour l’électricité et enfin, 2.100 euros pour le fuel. Résultat, les ventes des équipements devraient fortement augmenter. Le secteur s’attend à ce que 190.000 poêles à bois soient vendus en 2021, selon BFMTV le 4 octobre. En 2019, moins de 160.000 avaient été achetés. 

Du côté des chaudières, 25.000 devraient trouver un acquéreur cette année, contre 14.500 deux ans auparavant. « On était déjà dans une phase de gros développement grâce aux aides de l’Etat pour les consommateurs », aprécisé Eric Vial, délégué général de Propellet (l’association nationale du chauffage au granulé). 

Origine : France

L’atout du bois, c’est que son prix « ne dépend pas de décisions géopolitiques », a encore expliqué Eric Vial, contrairement aux énergies fossiles. En effet, la matière première des granulés vient à 90% de France, ce qui limite les conflits. De plus, étant un sous-produit du bois, provenant de la sciure, cette production s’intègre parfaitement à la filière en recyclant la matière pour le chauffage. La profession rassure aussi ceux qui craignent pour les forêts, car l’isolation des nouveaux bâtiments et la performance des poêles et des chaudières permettent de moins consommer de bois. 

Un bémol toutefois concernant les chaudières à granulés, dont le taux de pénétration « est encore faible », a déclaré à BFMTV Audrey Zermati, directrice stratégie d’Effy. « Jusqu’à présent, elles coûtaient plus cher et apparaissaient comme des équipements élitistes », a précisé la spécialiste de la rénovation énergétique. Grâce à MaPrimeRénov’, certains équipements peuvent bénéficier de 10.000 euros d’aides, soit la moitié du prix de certaines grosses chaudières. De plus, la matière première peut toujours connaître une hausse des tarifs.