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Le revenu d’engagement dédié aux 500 000 jeunes les plus précaires

Le gouvernement a revu la copie de son ambitieux revenu d’engagement pour les jeunes, destiné à aider les moins de 26 ans à rentrer sur le marché du travail. Il ne concernera que les plus fragiles.

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Crédit : IStock.

Emmanuel Macron l’avait promis le 12 juillet dernier. Son revenu d’engagement verra bien le jour, mais pas dans la version initialement évoquée. D’après les informations exclusives des Echos, publiées mercredi 6 octobre, il sera réservé aux quelque 500 000 jeunes de moins de 26 ans qui ont le plus de difficultés. C’est la grande différence par rapport à ce qui avait été évoqué le 21 septembre dernier lors d’une réunion dédiée à cette mesure. Exit du dispositif les travailleurs précaires et les étudiants.

Cette nouvelle n’a rien d’étonnant. Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances, estime que ce jeune public n’est pas forcément prioritaire dans la mesure où son jeune âge lui permettra d’entrer sur le marché du travail rapidement, d’autant plus qu’il y a pléthore d’offres d’emploi.

Du neuf avec du vieux

Le revenu d’engagement consistera en une allocation mensuelle maximum de 500 euros conditionnée par un suivi du bénéficiaire dans sa recherche d’emploi. Finalement, cette aide sera une version améliorée de deux dispositifs déjà existants : la Garantie jeunes réalisée par les Missions locales et l’Accompagnement intensif des jeunes (AIJ) sous la houlette de Pôle emploi. Actuellement, la première bénéficie à 200 000 jeunes, contre la moitié avant la pandémie. La seconde touche 240 000 jeunes. Afin d’atteindre les 500 000 jeunes, il faudra maintenir le cap. Les premières observations de l’impact de ces mesures qui existent déjà permettent de pointer un problème dans l’accompagnement des jeunes qui devra être solutionné par des embauches de conseillers.

Une application mobile devrait voir le jour pour une meilleure communication entre les jeunes et les conseillers. Le nom du dispositif devrait également changer afin d’éviter des confusions avec le RSA, qui a une connotation d’assistanat pour le gouvernement. Pour l’heure, le travail sur le financement est encore en cours. Une fois achevé, un amendement sera ajouté au projet de loi de finances pour 2022, actuellement examiné par les députés.