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Emploi : le taux de chômage devrait atteindre 7,6% fin 2021

Le marché du travail se porte bien en France, avec un rebond de l’emploi salarié au premier semestre 2021 selon l’Insee.

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Crédit : iStock.

L’emploi salarié a retrouvé son niveau d’avant-crise à la fin du mois de juin 2021. Hors Mayotte, l’Insee a comptabilisé 438.000 créations d’emploi au premier semestre de l’année, après une perte de 293.000 emplois sur l’ensemble de 2020. La reprise de l’économie et l’allégement des contraintes sanitaires en mai et en juin expliquent ce rebond. L’emploi salarié a même dépassé son niveau de la fin 2019, avec 145.000 emplois de plus, soit +0,6%. Toutes les classes d’âge sont concernées, les jeunes en particulier. Leur taux d’emploi avait particulièrement baissé au printemps 2020, note l’Insee le 6 octobre. Il rebondit de 4,6 points pour les 15-24 ans sur un an au deuxième trimestre 2021. Il avait chuté de 3,4 points au premier semestre 2020.

Concernant la deuxième partie de l’année 2021, l’institut est plus prudent. La hausse serait de 56.000 emplois salariés au troisième trimestre et de 20.000 au quatrième, soit 76.000 en tout. A la fin, 222.000 emplois nets auront été créés entre 2019 et 2021, selon les prévisions de l’Insee. Entre 2015 et 2019, il y en a eu en comparaison, 217.000 par an en moyenne. La part du chômage partiel a progressivement diminué cette année pour être quasi nulle en fin d’année.

Retour de certains actifs

L’Insee a aussi étudié l’emploi total, salarié et non salarié : il augmenterait de 474.000 cette année, après avoir baissé de 263.000 en 2020. Ces chiffres sont portés par la hausse des microentrepreneurs. Toutefois, il y en aurait moins que les années précédentes, puisqu’en 2019, il y avait eu 121.000 emplois non salariés de plus, et 66.000 en 2018.

Enfin, le taux de chômage baisserait pour atteindre 7,6% au dernier semestre de 2021. Il s’était stabilisé au deuxième trimestre 2021 par rapport au trimestre précédent, atteignant 8% de la population active. Une baisse due au dynamisme du marché de l’emploi et au retour sur le marché du travail de personnes qui en étaient sorties pendant la crise sanitaire.  En effet, certaines avaient arrêté de chercher du travail pendant les confinements (en particulier lors du premier) et les périodes de couvre-feux ; elles n’étaient donc plus considérées comme actives. Au deuxième trimestre 2020, il y a eu une baisse de près d’un million d’actifs.