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Covoiturage : la solution face à la montée des prix du carburant ?

Afin de lutter contre la hausse des prix du carburant, le covoiturage s’impose comme une solution présentant certains atouts. Explications.

Covoiturage

Des trajets communs pour partager la note. Voilà l’un des principaux atouts du covoiturage qui connaît, depuis la hausse des prix du carburant, un succès grandissant. Outre Blablacar, la plateforme la plus connue dans l’univers de ce mode de transport, d’autres applications quasi-similaires pourraient voir leur nombre d’inscrits augmenter au cours des prochaines semaines. Le leader du marché précédemment cité s’est d’ailleurs félicité d’une hausse de 15% du nombre de trajets proposés par les conducteurs qui utilisent sa plateforme, explique franceinfo. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, une augmentation des trajets courts et quotidiens de 50% a également été constatée. « Le covoiturage domicile-travail était en développement, mais là, il y a une véritable accélération », explique ainsi Alain Tahon, le directeur de Blablacar Daily au micro de franceinfo.

Blablacar n’est pas la seule des start-up dédiées au covoiturage à connaître une augmentation du nombre de trajets proposés. Le leader européen courte-distance Klaxit aurait enregistré 50% de trajets supplémentaires planifiés sur son application et ses inscriptions quotidiennes ont doublé. Auprès du Figaro, ils ont d’ailleurs corrélé ce plébiscite avec la hausse des prix des carburants qui « a incité les gens à se tourner vers d’autres solutions que l’usage individuel de leur voiture ». Mais les pouvoirs publics contribuent également à cette transition. En effet, afin de désengorger les grands axes routiers et éviter les embouteillages, le covoiturage s’impose comme un atout. De cette manière, certaines collectivités locales prennent partiellement (voire totalement) en charge la rémunération du chauffeur et des coûts de l’essence à la place des passagers, grâce à des partenariats qui ont pour objectif celui d’étayer la liste de l’offre de transports en commun.

Un covoiturage, (presque) gratuit pour les trajets courts

Pour se démarquer dans un secteur où l’hégémonie appartient à Blablacar, des start-up fleurissent ici et là pour proposer des trajets plus courts. Le Parisien liste d’ailleurs en ce sens Klaxit, Mobicoop et le service illico de la Roue Verte. La première, qui compte désormais plus d’un million d’adeptes, fonctionne dans toute la France. Elle propose à ses utilisateurs, s’ils travaillent dans l’une des 300 entreprises ou dans la trentaine de collectivités partenaires de prendre complètement en charge le trajet. Les conducteurs, quant à eux, pourront espérer un pécule qui peut représenter 160 euros par mois, nets d’impôts. La seconde choisit de faire primer le social grâce à l’effort du collectif. Mobicoop ne prend aucune commission et assume son modèle non lucratif et indemnise ses conducteurs à hauteur de 6 centimes du kilomètre. « Nous ne faisons pas payer les utilisateurs si les collectivités participent au financement à l’échelle de leur territoire », détaille à nos confrères Alain Jean, membre du directoire et chargé du développement.

La dernière, et pas des moindres, propose une ligne de covoiturage, à l’image de celle des bus. Des arrêts fixes, marqués par des panneaux permettent aux voyageurs de retrouver leurs conducteurs. Et vice-versa. Une indemnité est garantie aux conducteurs, même s’ils ne prennent personne. L’intérêt pour le passager est la garantie d’horaires fixes et de trajets souvent gratuits. Le service illico de la Roue Verte reste néanmoins peu développé sur le territoire. En France, ce sont actuellement 900 000 personnes qui pratiquent le covoiturage au quotidien. Le gouvernement espère faire grimper ce chiffre à trois millions de trajets quotidiens d’ici 2024.