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PGE : Bercy veut prolonger le dispositif jusqu’en juin 2022 pour « profiter de la reprise »

Pour soutenir la remise à flot des entreprises les plus en difficulté, Bercy va déposer un amendement, lundi 8 novembre, pour prolonger l’octroi de PGE de six mois.

Epargne salariale
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Le gouvernement temporise quelque peu la fin du « quoi qu’il coûte ». Du moins pour les entreprises qui subissent encore les conséquences de la crise sanitaire et peinent à retrouver un rythme de croisière. Dans ce contexte, Bruno Le Maire a annoncé au Figaro, lundi 8 novembre, le prolongement des prêts garantis par l’Etat (PGE) jusqu’en juin 2022. L’objectif, permettre aux entreprises en difficulté de « profiter de la reprise », alors que les taux de croissance attendus pour cette année s’élèvent à 6,5% et à 4% pour 2022. 

Pour entériner le prolongement des PGE, un amendement sera déposé ce lundi au projet de loi de finances 2022, actuellement à l’étude au Parlement, précise Le Figaro. La Commission européenne devra ensuite donner son aval le 17 novembre prochain. Si Bercy assure que cette décision s’inscrit « dans le cadre européen qui concerne tous les pays membres », certains voient déjà dans cette aide supplémentaire une manœuvre politique, en vue de l’élection présidentielle de 2022. Depuis l’été, et avec la flambée des prix de l’énergie et du carburant, l’Etat a en effet consenti à de nouvelles dépenses, pour un montant total de 28 milliards d’euros. 

Les modalités d’octroi des PGE inchangées

Sous réserve d’acceptation par la Commission européenne, le prolongement des PGE conservera les modalités d’attribution actuelles. À savoir, les entreprises en difficulté, quelles que soient leur taille et leur forme juridique, pourront demander un prêt à leur banque habituelle. Les sociétés civiles immobilières, les établissements de crédit et les sociétés de financement ne sont pas éligibles à ce dispositif. Malgré ce nouveau coup de pouce, du côté du ministère de l’Economie, on n’exclut pas « que certaines entreprises n’en profitent pas autant », la reprise étant pour celles-ci « plus poussive »