Se connecter S’abonner

Chômage : les contrôles seront intensifiés dans les six prochains mois

La ministre du Travail, Elisabeth Borne, annonce 25% de contrôles en plus des demandeurs d’emploi qui ne chercheraient pas de travail.

assurance vie
Crédit : Frederic DIDES/SIPA.

Alors que le président de la République, Emmanuel Macron, a parlé de la suspension des allocations pour les chômeurs qui ne rechercheraient pas activement du travail, lors de son allocution le 9 novembre, Elisabeth Borne a évoqué des contrôles intensifiés dans les six prochains mois. Il y aura 25% de contrôles en plus, selon la ministre du Travail, qui s’exprimait sur RTL, mercredi 10 novembre. « On va intensifier les contrôles et c’est bien normal, alors qu’on accompagne (…) les demandeurs d’emploi, qu’on a proposé des formations comme on ne l’a jamais fait, qu’on s’assure que les demandeurs d’emploi cherchent effectivement du travail », a-t-elle précisé. Rappelons que la suspension des allocations est déjà prévue dans plusieurs cas, dans les droits et les engagements des chômeurs inscrits à Pôle emploi. 

Mais la ministre s’est défendue de toute sévérité. « C’est en fonction (des critères de localisation définis avec le conseiller) qu’on vérifie que le demandeur d’emploi a répondu à des offres. Ce n’est pas un couperet », a assuré Elisabeth Borne, répondant à l’inquiétude d’un auditeur de la radio. Ce sera donc aux conseillers de Pôle Emploi de « vérifier qu’un demandeur d’emploi pour lequel on a levé tous les freins pour sa recherche d’emploi, par exemple, répond à des offres d’emploi, se rend à des entretiens d’embauche, peut participer à des sessions de recrutement ou suit les formations qui lui ont été proposées », a encore expliqué la ministre.  

250.000 contrôles en plus

C’est déjà le cas aujourd’hui : la réponse est graduée, en fonction des situations des demandeurs d’emploi. La sanction peut aller jusqu’à la radiation. En 2019, 400.000 contrôles avaient été effectués par Pôle Emploi. Il y en aura donc 250.000 de plus entre la fin de l’année et le début de 2022, particulièrement « dans les secteurs en tension (…) qui n’arrivent pas à recruter », a résumé Elisabeth Borne.