Se connecter S’abonner

Salaires : selon le président du Medef, beaucoup d’augmentations sont à prévoir début 2022

Face à la pénurie de main d’oeuvre et l’inflation, beaucoup d’entreprises devront augmenter les salaires début 2022, a estimé lundi, au micro de RTL, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux.

Etat
Geoffroy Roux de Bézieux. Crédit : ROMUALD MEIGNEUX/SIPA.

Les salariés verront-ils le montant de leur salaire grimper début 2022 ? C’est en tout cas l’avis que partage le président du Medef. « Il y a, je pense, beaucoup d’entreprises qui augmenteront les salaires, parce que, d’abord, les salaires en 2020 et 2021 ont été peu augmentés, parce qu’il y a de l’inflation, et parce qu’on a du mal à recruter », a déclaré M. Roux de Bézieux sur RTL. « Ce qui me remonte, c’est le fait que les salariés du privé attendent, après deux ans d’efforts, leur juste récompense », a également dit le président de la première organisation patronale française, dont les entreprises adhérentes comptent plus de 9 millions de salariés. « Il y a des accords d’entreprise, il y a des négociations. Il y a, en ce moment, 57 branches qui négocient et il y aura beaucoup de négociations en début d’année », a-t-il détaillé.

« Il y a aura des augmentations de salaires significatives dans la restauration, je pense, parce qu’il y a une négociation qui est en cours », a cité en exemple Geoffroy Roux de Bézieux, ajoutant toutefois que « le problème qu’il y a derrière, c’est qu’il faut pouvoir augmenter les prix ». Il a ajouté que « la bonne nouvelle, c’est que les résultats 2021 des entreprises vont être très bons et donc, mathématiquement, la participation et l’intéressement – qui ne couvrent que 50% des salariés – vont augmenter ». Il y aura aussi « beaucoup de primes – ce qu’on a appelé la prime Macron (défiscalisée, ndlr) – qui seront versées dans beaucoup d’entreprises », a encore prédit le président du Medef.

« Trappe à augmentation de salaires »

M. Roux de Bézieux a qualifié la prime d’activité de « trappe à augmentation de salaires », car « à chaque fois que vous augmentez les salaires, sous forme d’heures supplémentaires ou d’augmentation (du salaire horaire), la prime diminue ». Selon lui, « c’est une bonne solution de court terme parce qu’elle permet de maintenir le pouvoir d’achat mais c’est une mauvaise solution de long terme ». Il enfin regretté que « les appels d’offre qui sont faits par l’Etat, et il faut le dire aussi par les grandes entreprises, sont toujours sur le prix », plaidant pour « sortir de l’économie low-cost ».