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Travail : 73% des salariés de professions intermédiaires sont mécontents de leur salaire

Les salariés des métiers de première et deuxième lignes estiment majoritairement que leur salaire est en décalage avec leur implication.

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Crédit : iStock.

La grogne monte parmi les travailleurs des professions intermédiaires. En effet, ils sont 73% à dire que leur salaire est en décalage par rapport à leur implication au travail. Il s’agit des infirmiers, des officiers de police, des éducateurs, des préparateurs en pharmacie ou encore des administratifs, interrogés par l’Ugict-CGT dans son 7e baromètre annuel sur les professions intermédiaires et techniciennes. Ce sont dix points de plus qu’il y a un an. De plus, 66% estiment que leur rémunération est en décalage avec leur charge de travail et 61% avec leurs responsabilités. Là encore, ce sont entre neuf et dix points de plus qu’en 2020. Une majorité (83%) des professions intermédiaires voudrait une augmentation générale des salaires.

Les sondés sont aussi mécontents à propos de leurs conditions de travail, même si la reprise économique limite les inquiétudes sur l’emploi, selon l’Ugict-CGT. En effet, ils sont 63% à dire que leur charge de travail augmente, soit neuf point de plus que l’année dernière. Ils sont un sur deux à travailler en heures supplémentaires, surtout dans la fonction publique hospitalière où 64% des agents interrogés disent faire des « heures sup’ ». Et surtout, ils sont 35% des personnes interrogées à déclarer que ces heures de plus ne sont pas payées et pas compensées. Le temps de travail dépasse 35 heures hebdomadaires. Ils sont 58% à travailler plus de 40 heures par semaine, et 19% travaillent même plus de 45 heures par semaine.

Hausse générale des salaires

Ce constat amène le syndicat Ugict-CGT à appeler à une hausse générale des salaires auprès de l’Etat, en tant qu’employeur, et du patronat« L’activité économique repart, les résultats des entreprises et les dividendes distribués retrouvent leur niveau d’avant-crise, pour autant, malgré les aides publiques massives, ces résultats n’ont pas bénéficié aux salarié.e.s », indique l’organisation. Elle sera peut-être entendue, puisque même le patron des patrons reconnaît qu’il faudrait augmenter les salaires. En effet, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a indiqué, que « beaucoup (d’entreprises) augmenteront les salaires » l’an prochain, lors d’une intervention sur RTL le 15 novembre dernier.