Se connecter S’abonner

Energie : la vague de froid fait flamber les prix en France

Avec la vague de froid que traverse la France, les prix de l’énergie sont remontés en flèche, atteignant même des sommets. Explications.

énergie

La vague de froid témoignant de l’arrivée de l’hiver en France est bien là. Et avec elle, les prix de l’énergie s’envolent, dépassant même un nouveau record sur le marché de gros de l’électricité française, mardi 23 novembre. Ainsi, le prix du mégawatt-heure qui devait être livré jeudi 25 novembre a dépassé les 300 euros, explique Le Figaro. De facto, son niveau est inédit depuis près de dix ans, selon les calculs de Bloomberg.

« Nous sommes sur un petit coup de froid hivernal qui, si les prix du gaz et du CO2 n’étaient pas si élevés, serait passé inaperçu sur le marché de l’électricité », analyse, auprès du Figaro, le fondateur de la société de services Cor-e, Emeric de Vigan. Il est vrai qu’un pan de cette envolée s’explique par la flambée du cours du gaz et de la tonne de CO2 sur le marché européen. Celle-ci joue un rôle sur le cours de l’électron. Ainsi, le gaz renoue avec les niveaux les plus importants d’octobre pendant que la tonne de CO2 s’est octroyée, mercredi, un record de cotation. Aussi, pour une tonne de dioxyde de carbone, il fallait donc compter 72 euros.

L’énergie impactée par des imprévus

Sur le Vieux continent, la France semble faire figure d’exception. En effet, nos voisins européens ne traversent pas une hausse des prix de l’énergie aussi importante. La faute à la demande bleu blanc rouge qui a grimpé cette semaine en raison de la vague de froid. Si 40% des foyers se chauffent à l’électricité, c’était visiblement trop pour les centrales nucléaires qui ne produisent pas en quantité suffisante à cette période de l’année. Au printemps 2020, EDF a dû bousculer son planning d’entretien à cause du confinement. De cette manière, des réacteurs ont dû être arrêtés durant la période hivernale alors qu’ils auraient dû l’être à une saison plus chaude de l’année. Et, en raison d’imprévus, EDF a été obligée de poursuivre l’arrêt de certains réacteurs.

Afin de contrer la flambée des prix qui se poursuit depuis plusieurs mois, le gouvernement s’est armé. Il a par exemple proposé de baisser certaines taxes en février 2022. Cette diminution devrait agir en tant que protectrice des foyers. Mais ce n’est pas tout. Il est également possible d’utiliser un amortisseur partiel ; à savoir le prix régulé de l’électricité nucléaire. Les fournisseurs l’achètent au prix fixe de 42 euros. Malgré les volumes écoulés, la demande n’est pas satisfaite. Et c’est également sur les marchés que les fournisseurs d’électricité sont désormais obligés de se fournir.