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Covid-19 : le variant Omicron ne devrait pas perturber la croissance

Le nouveau variant du Covid-19, Omicron, et la cinquième vague n’impacteraient pas le rythme de croissance, très dynamique cette année.

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Crédit : Istock.

Les économistes sont confiants. Alors que le variant du Covid-19, Omicron, pousse certains pays à fermer leurs frontières, et que la cinquième vague est déjà déclenchée, l’économie française devrait poursuivre sa croissance. L’Insee l’a évaluée à 0,5% au quatrième trimestre 2021, et elle devrait même s’élever à 1% selon Patrick Artus, chef économiste chez Natixis, interrogé par Le Monde le 27 novembre. Pour l’ensemble de l’année, elle devrait dépasser les 7%. Les prévisions parlaient de 6,25%. Pour l’expert, « il n’y a, pour le moment, pas d’obstacle ». L’emploi se porte très bien, ayant dépassé son niveau d’avant-crise. Le taux de marge des entreprises est très haut, précise le quotidien, et la demande est forte, entraînant même des problèmes de recrutement et la hausse des prix des matières premières.

Sur ce dernier point, Patrick Artus assure que le pire est passé, car les prix sont repartis à la baisse, dans le transport maritime ou encore dans le secteur des semi-conducteurs, du gaz et du bois. L’investissement des entreprises soutient aussi la croissance, selon Hélène Baudchon, économiste chez BNP Paribas. « De plus, le policy mix reste très accommodant et nous avons toujours ce matelas d’épargne accumulé qui ne demande qu’à être réinjecté dans l’économie », précise-t-elle à nos confrères. Le policy mix conjugue la politique monétaire et la politique budgétaire. Toutefois, elle admet, comme ses confrères au sein de la banque, que la cinquième vague pourrait impacter la croissance du quatrième trimestre. « Le scénario central pour 2022 reste celui d’une croissance élevée de 4,2% », ajoute l’économiste.

Incertitude sanitaire

Du côté de l’Insee, les spécialistes sont plus prudents, avec le « retour de l’incertitude sanitaire », souligne Julien Pouget. Le chef du département de la conjoncture de l’institut précise toutefois qu’« en l’absence de confinement, les mesures d’endiguement ne sont pas de nature à entraver nettement l’activité économique ». Ainsi, en novembre, le climat des affaires dans l’industrie a progressé et la confiance des ménages est restée stable. Il pourrait y avoir un léger ralentissement de l’offre et de la demande. 

Entre la bonne santé des entreprises et le dynamisme du marché de l’emploi, les économistes sont confiants et misent aussi sur la vaccination. Ils prennent l’exemple du Royaume-Uni où le nombre de cas augmente, mais pas les hospitalisations grâce à la troisième dose de vaccin. Mais le sentiment de confiance n’est pas partagé par tous. Les commerçants seraient inquiets, selon la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Paris Ile-de-France, car « la période des fêtes est cruciale ».