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Démographie : la France comptera plus de 69 millions d’habitants en 2044

La démographie augmenterait jusqu’en 2044, pour atteindre 69,3 millions d’habitants, et elle diminuerait ensuite, à 68,1 millions en 2070.

Crédit : iStock.

La population française devrait être à peu près au même niveau en 2070 qu’en 2021. Ainsi, elle devrait augmenter progressivement dans les années qui viennent pour atteindre 69,3 millions d’habitants en 2044, pour ensuite diminuer les années suivantes et s’établir à 68,1 millions en 2070, selon le rapport de l’Insee publié le 29 novembre. Ce sont 700.000 habitants seulement de plus qu’en 2021 selon ce scénario central établi par l’institut. En moyenne, la population augmenterait de 116.000 personnes par an jusqu’en 2035 (69 millions) « du fait d’un solde naturel positif qui s’ajouterait à l’excédent migratoire », précise le document, soit 0,2% par an, ce qui est nettement moins élevé que le rythme de croissance depuis 50 ans. 

Si les prévisions du scénario central se produisent, il y aurait plus de personnes âgées en France en 2070 : les plus de 75 ans augmenteraient de 5,7 millions, et les moins de 60 ans diminueraient de presque autant, soit 5 millions. « D’ici 2040, la part des 65 ans ou plus, portée essentiellement par la hausse des 75 ans ou plus, augmenterait fortement, de 21 à 26 %, soit une hausse de 5 points », écrit l’Insee. 

Plus de décès et moins de naissances

Reste que la population va diminuer. « À partir de 2035, les décès seraient plus nombreux que les naissances, le solde naturel deviendrait alors négatif », précise l’Insee. Ce déficit serait compensé par le solde migratoire jusqu’en 2044. Mais ensuite, la population baisserait d’environ 45.000 personnes (-0,1%) par an. Ces prévisions dépendent de la fécondité et du solde migratoire. « Si l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) augmentait à 2,00 enfants par femme, le solde naturel resterait positif jusqu’en 2046 et en 2070 la France compterait 4,1 millions d’habitants de plus que d’après le scénario central, dans lequel l’ICF se stabilise à 1,80 enfant par femme », précisent encore les auteures de la note, Élisabeth Algava et Nathalie Blanpain. 

L’hypothèse serait encore plus pessimiste si l’ICF baissait à 1,60 enfant par femme. Il y aurait alors 4 millions d’habitants en moins en 2070. A l’inverse, si le solde migratoire était supérieur de 50.000 à celui du scénario central, soit 120.000 personnes par an, il y aurait 4,1 millions d’habitants de plus. Il y en aurait 4 millions de moins si le solde était inférieur à 50.000, soit 20.000 personnes par an. L’espérance de vie à la naissance est aussi un facteur déterminant. 

58 millions dans le scénario le plus pessimiste

« Si toutes les évolutions défavorables à la croissance de la population (fécondité, espérance de vie et solde migratoire plus faibles) seconjuguaient (scénario de « population basse »), la population diminuerait dès 2027 et serait de 58 millions d’habitants en 2070, soit son niveau de 1990 », précise l’Insee. Au contraire, dans le cas d’un scénario de « population haute », elle atteindrait 79,1 millions en 2070.